La ballade du matin à Noto avec halte au café Sicilia a rassemblé les 4 adultes de notre joyeuse bande, ainsi que Zélie, qu’il est hors de question de laisser sous la non-responsabilité des garçons. A propos du Café Sicilia, il faut noter qu’il n’est toujours pas possible de déguster la panna avec la cioccolata, pas plus le matin que l’après midi, malgré les explications embarrassées qu’on nous avait délivrées la fois précédente, et aujourd’hui, c’est le joli garçon (beau comme un dieu dit Louise) qui nous a annoncé la triste nouvelle. Peut être le samedi, dimanche et fêtes ? ? ? Nous avons acheté de la pizza à emporter sur la grand place, et sommes descendus (et remontés et redescendus, selon un de ces itinéraires erratiques dont Mario garde jalousement le secret) en voiture au supermarché. Louise et Zélie sont restées dans la voiture et ont (plus ou moins) compté jusqu’à cent. Les autres les ont rejoints chargée de courses pour certaine et de picrate à 14°5 pour d’autres, et nous sommes repartis à la maison, Marcel racontant à Zélie, d’abord l’histoire de la princesse Rose à la robe rose et au chevalier bleu, puis celle de la princesse Aurore qui a épousé un garçon boucher préparant la fondue bourguignonne au rumsteck, lequel a rapidement sombré dans l’alcoolisme, malgré les efforts de sa belle-mère la reine pour l’en sortir, pendant que la belle finit au boxon à Istanbul et que le roi, gagnant de la loterie, dont il dilapide le gain au jeu, décède d’un cancer du poumon à cause d’un tabagisme passif. Zélie a beaucoup aimé, mais il paraît que je mélange deux histoires, dont celle de la princesse caissière au supermarché. On avait pas les clés, les garçons étaient hors de portée de voix et de vue. Dieu sait pourquoi, sans parler de ses projets à quiconque, Marcel a tenté d’escalader la façade arrière de la maison (côté mer, ce qui m’amène à préciser que la porte est côté rue, dont elle est séparée par un jardin conséquent). Mais je délaye, je délaye, il me faut pourtant narrer l’inénarrable, Marcel s’est cassé la figure et s’est fait très mal, on ne s’en est rendu compte que beaucoup plus tard, puisqu’entre temps, Gabriel était arrivé avec la clé.
L’aprem, les mêmes partent à l’assaut de la pointe sud de l’île, avec détour au chantier archéologique, une soi-disant villa romaine dénommée villa del Tellaro, dont les mosaïques ont été envoyées il y a 20 ans à Syracuse pour restauration. En attendant, le gardien à galon doré est payé plein pot (mercedès de fonction ?) pour ne rien faire visiter du tout. Strange world. Portopalo, c’est très beau, il y a des tonnes de coquillages et Louise a prélevé deux boutures de figuier de barbarie du bout du monde. Coralie, elle, voudrait faire des boutures d’olivier. On s’est disputé dans la voiture au retour, dieu seul se rappelle pourquoi, et on a rencontré un troupeau de moutons aux longues oreilles noires, qu’en hochant la tête d’avant en arrière, ils parviennent à animer d’un joli mouvement de haut en bas, façon battement d’ailes. Transition tranquille : lecture, ballade au Q.G. et sur la plage, jusqu’au repas du soir : pâtes à la sicilienne. Notes d’Victor : au Q.G l’hameçon a toujours pas mordu. Il faudra allez à Noto pour aller chercher des citrons et oranges. Pendent ce temps la Mère n’a toujours pas monter de température.
Bonheur et rebonheur, malgré quelques légères contusions, et une paupière gonflée de Victor à cause d’une piqûre de moustique et d’une allergie conjointement. Billy, Lorenzo et Gabriel ont pris une bonne résolution : Ne plus péter n’ importe où, péter juste dans le placard de Billy ou Lorenzo.
Collectif des deux familles