October 1, 2007

Les solutions de la rubrique de jeux et énigmes d’enferroviaire

Catégorie: Jeux — mis en ligne par carlotta @ 9:28 am

proposés par Gehenne. Car tout vient à point à qui sait attendre.

Brest : 2000 km nous séparent et nous portons le même nom. Brest en Bretagne et Brest-Litovsk plus à l’est, que les locaux nomment Brest. Du levant les voyageurs s’élèvent au dessus du rail (pour changer les essieux du train), du couchant le triomphant leur passe dessous (le rail d’Ouessant sous lequel passe le sous marin nucléaire).

Mercure : Sosie, c’est moi (dans Amphitryon Mercure prend la place de sosie). Ca vous étonne, rien de moins normal tant ma nature (un métal) est rare dans ma consistance (liquide).

Vespasien : Empereur désargenté frappé agueusie (Vespasien a dit « l’argent n’a pas d’odeur »).  Ma racine (celle de son nom « vespa ») résonne de dolce vita (le scooter dans le film de Fellini).

La gare Saint Lazare : …au vingt-septième on retrouve pas mal de pépins (les objets trouvés se trouvent quai 27 et on y retrouve surtout les parapluies oubliés dans les trains) ; de mon vingt-huitième, que l’on dit transversal (il s’agit du quai, St Lazare dispose de 27 quai plus un transversal), pour peu qu’on lève le nez (il faut lever les yeux pour voir les magnifiques verres peints même pas classés Monuments Historiques qui ornent l’intérieur
de la gare), on ira jusqu’à Saintes, Clisson, Parthenay ou même Saint Lunaire (villes représentées sur les verres), certains, en quelques enjambées perdues (dans la salle des pas perdus il y a d’autres verres), sont allés jusqu’à Hambye, Royan, Ploumanac’h (il faut garder cette orthographe archaïque) et même Londres et New York pour même pas un sac de billes (il y a un salon de coiffure Joffo dans la salle des pas perdus de la gare St Lazare).

Répétition : Symploque, complexion, anadiplose, antanaclase, épanalepse.., : suite de figures de rhétorique fondées sur la répétition.

Carré : géométrique (évident) et ferroviaire (le signal d’arrêt le plus impératif de la signalisation SNCF s’appelle le carré).

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September 3, 2007

Les solutions de la rubrique de jeux et énigmes d’enferroviaire

Catégorie: Jeux — mis en ligne par carlotta @ 12:13 pm

proposés par Gehenne

    Brest
    Mercure
    Vespasien
    La gare Saint Lazare
    Répétition
    Carré

Des explications à destination de ceux qui en auraient besoin seront fournies ultérieurement.

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August 6, 2007

Rubrique estivale

Catégorie: Jeux — | — mis en ligne par carlotta @ 10:55 am

Jeux et énigmes d’enferroviaire proposés par Gehenne

1 - 2000 km nous séparent et nous portons le même nom. Du levant les voyageurs s’élèvent au dessus du rail, du couchant le Triomphant leur passe dessous.

2 - Sosie, c’est moi. Ça vous étonne, rien de moins normal tant ma nature est rare dans ma consistance.

3 - Empereur désargenté frappé d’agueusie. Ma racine résonne de dolce vita.

4 - … au vingt-septième on retrouve pas mal de pépins ; de mon vingt-huitième, que l’on dit transversal, pour peu qu’on lève le nez, on ira jusqu’à Saintes, Clisson, Parthenay ou même Saint Lunaire. Certains, en quelques enjambées perdues, sont allés jusqu’à Hambye, Royan, Ploumanac’h et même Londres et New York pour même pas un sac de billes.

5 - Symploque, complexion, anadiplose, antanaclase, épanalepse…

6 - Géométrique et ferroviaire mais pas linéaire.

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September 4, 2006

Pamphlets

Catégorie: Jeux — | — mis en ligne par carlotta @ 1:43 pm

Tentez de restituer chacun de ces textes, écrits à la frite trempée dans le saindoux, à son auteur parmi :

Yann, Nicolas Luc, Charlotte, Bérengère, Benoît.

Envoyez vos réponses à l’adresse du journal ! Chaque contributeur recevra en remerciement, avec l’info gagné ou perdu, un poème d’André Frédéric ou de Pierre Morhange.

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Thérèse

Catégorie: Jeux — | — mis en ligne par carlotta @ 1:41 pm

Malemort-sur-Corrèze, le 10 août

Mon père,

On me dit que Dieu est mort, est-ce bien vrai ?
Si tel est le cas, j’aimerais savoir ce que vous faites de tout l’argent qu’on vous donne à la messe chaque dimanche. Peut-être – il est vrai – n’est-il pas mort depuis longtemps, et que vous serez le premier surpris de la nouvelle… Mais enfin – vous l’avouerais-je – ça ne m’étonnerait qu’à moitié. Autrement, comment expliquer que Thérèse, votre bonne, puisse si légèrement trousser ses jupons à chaque coin de rue de notre paroisse sans jamais être exposée aux foudres que vous promettez pourtant à nos pécheresses depuis de si nombreuses années ? Non, certainement, c’est que Dieu est mort, ou tout au moins bien affaibli, qu’il ne puisse ainsi rattraper une donzelle, certes leste de ses cuisses et ses mollets, mais enfin pas si maligne qu’elle puisse échapper à la vigilance d’un Dieu valide. Donc, permettez-moi d’y revenir : que faites-vous de l’argent de la quête ?
Oh ! n’imaginez pas que je vous accuse de dilapider l’argent des paroissiens en tissus délicats et parfums pour Thérèse – bien que je me demande tout de même où elle trouve les éléments de sa toilette du samedi soir, car je ne connais aucun bouseux de cette ville qui soit assez riche ou assez sot pour acheter ainsi une vertu si facile à corrompre sans cela… Donc, non, je ne vous accuse pas. Mais je m’interroge… Car à raison de cinq à dix francs par tête de fidèles paroissiennes, nous ne vous confions pas moins de deux cent cinquante à cinq cents francs par semaine, mes amies et moi. Et je ne parle pas des jours de fêtes, où la population de notre église atteint des deux cents ou trois cents personnes rendues libérales par la perspective d’un salut acheté à bon compte en ces jours exceptionnels où ils sortent de leur impiété commune. Ces semaines-là, vous ne mettez pas moins de trois mille francs dans votre tronc. Gling gling, comme dirait l’autre. Et Thérèse n’en est que plus resplendissante au bal suivant…
Mais je vous le redis, je ne vous accuse de rien. Seulement, il me semble de mon devoir de bonne croyante de vous avertir qu’il y a anguille sous roche. Si Dieu est bel et bien mort, il faut se méfier. J’imagine bien que vous ne lui confiez pas directement notre saint argent. Probablement y a-t-il entre vous et notre Seigneur un intermédiaire. Je ne pense pas à l’évêque Joseph, qui est comme vous au-dessus de tous mes soupçons (il n’a, en quarante ans, jamais jeté un seul regard sur moi en dépit de ma grande beauté et de ma grande richesse, et on se demande bien ce qu’il irait faire d’une Thérèse avec ses 76 ans), ni même au bedeau (qui ne peut pas être intéressé par les charmes de Thérèse, hmmm, si vous voyez ce que je veux dire…). Non, je soupçonne une malhonnêteté plus troublante entre votre bonne personne et les finances de notre Seigneur… Je pense à un saint ! Je pense qu’un saint de notre église chaparde l’argent de la messe et vous empêche d’entretenir notre beau bâtiment du culte. Notre paroisse est pauvre comme Job, vous faites tout votre possible pour cacher la misère de notre église, vous pensez que Dieu lui-même a besoin de notre argent ailleurs, et Thérèse se pavane comme une dinde à toutes nos fêtes civiles ! Il y a quelque chose qui ne va pas, mon père ! Même si Dieu avait besoin d’argent pour ses pauvres en Afrique, il ne laisserait pas la bonne du curé se promener impunément, du taffetas sur les fesses, quand ses bons sujets se pèlent les leurs sur les bancs de l’église ! Non, je vous le redis, Dieu est mort et un saint se paie notre tête… Je les ai bien tous regardés dimanche dernier, sur leur socle en plâtre. L’un d’eux a l’œil torve. L’un d’eux a suivi du regard Thérèse allant communier. Ne comptez pas sur moi pour vous dire son nom : saint Doux, saint Crétin, saints Mou et Leu, saint Frusquin, saint Paulia (celui-là aussi…) ou saint Pliste, c’est à vous à trouver lequel d’entre eux déshonore notre communauté en volant l’argent pour le donner à Thérèse. J’ai mon idée sur la question, mais j’ai foi en votre jugement. Et puis si, par inespéré, notre Seigneur n’était pas mort mais simplement endormi ou dans un coma, il n’aimerait pas que ce soit une simple paroissienne qui ait découvert le pot aux roses. Vous devez faire honneur à votre ministère et si ma stratégie devait se révéler payante, nous nous arrangerions plus tard ensemble, mon père, bien entendu… Mais en attendant, je vous prie d’ouvrir l’œil.

Votre dévouée,

Gisèle Blanchard

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Catégorie: Jeux — | — mis en ligne par carlotta @ 1:40 pm

Dockés sur le sudoku
« Des petits cubes, un gros cube, c’est l’heure de l’attrape-gros culs ! »

Si vous n’y jouez pas, vous êtes grillé : si vous dédaignez de remplir les cases, il doit vous en manquer une ; si compter sur vos doigts vous enquiquine, vous êtes un enchifrené de la cervelle, un taré, un profond réac et un empaffé sans nombre.

Plus fort et plus pervers que l’horoscope, les sondages ou le Roi Sarkozy, il squatte la pâte à papier servie généreusement pas les marchands de soupe dans les kiosques et autres maisons de la fesse : des plus austères organes aux aspirateurs à néant que sont les magazines cul-culinaires et cosmimétiques, il fait jouir un public décérébré par sa nullité bandante et sa contondante facilité. Le refuge de l’esprit ludique dans ce champ de barbelés aux frontières trop délimitées signe assez la misère de l’otium et la défaite de la civilisation.

Parodie de logique, déchéance des mathématiques, le sudoku consacre la victoire du nombre sur le mot, les délices du verbe se vidant au profit de suites, d’abstractions, d’additions, de combinaisons, de superstitions… Faire du chiffre : telle est la loi ultime. Le soleil qui ne se couche jamais sur l’empire de la passivité moderne.

Loisir favori des « têtes de neuf », ce jeu pour les mous-du-bulbe et les sue-du-cul préfigure une société où chacun ne sera plus qu’un chiffre : tous alignés, à la queue leu leu, sodomisés par la norme et la monotonie d’un acronyme Princeps Imperator. Faites vos jeux… rien ne va plus.

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Pour une exégèse économico-religieuse du consensus mammaire.

Catégorie: Jeux — | — mis en ligne par carlotta @ 1:36 pm

Le nom de saint sera dans
L’avenir la pire des injures.
Frédéric Nietzsche

Que des femmes, en ces jours puants qui nous servent d’époque, trouvent encore le moyen d’arborer avec fierté dans leurs corsages bariolés ce qu’il faut bien convenir d’appeler des excroissances de chairs graisseuses, voilà qui ne manque pas de nous étonner. Faut-il que l’aliénation soit aujourd’hui poussée à son apogée pour que la véritable dimension du sein, bien loin de se limiter à leurs dimensions somme toute variables, soit occultée ? En effet qui niera que toute la machinerie capitaliste, ses relents nauséabonds et son caractère infectieux, s’alimentent à la mamelle blanche d’une belle hétaïre ??? Plutôt que de nous parler de la société post-industrielle ou de son avatar du spectacle, que ne parle t-on de la société du mamelon ou de l’industrie du nichon !!! Enfin le caractère hautement réactionnaire de la masse de chair en question transparaît bien dans l’hypocrite utilisation religieuse du mot « saint » ; sous couvert de détourner l’humanité des joies du corps et, donc, des seins incriminés, l’église, pour des raisons qui doivent tenir du complot, n’a eu de cesse de donner à ses héros en débilité le nom de ces sacs de graisses… Saint ceci, saint cela… ça seinffit !!!

Devant des faits si ignominieux et qui doivent pour de longues années encore, tels une mamelle blanche pleine de poison, peser sur l’avenir de l’humanité, un seul remède nous semble envisageable : la mise en avant conjointe des bonnes vieilles traditions babyloniennes d’une part : la femme adultère est amputée de ses deux seins, et, accessoirement, de son nez ; d’autre part, que ne fait-on l’éloge de ces cyclopes du sein que furent les bonnes vieilles amazones !!! Mais nos concitoyens auront-ils la présence d’esprit de passer par le feu toutes « ces vieilles mamelles flasques » dont parlait déjà le vieil Erasme ? Rien de moins sûr…

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Chute du huit

Catégorie: Jeux — | — mis en ligne par carlotta @ 1:35 pm

Vous êtes-vous déjà frottés au 8, de près ? Ne vous fiez pas à ses courbes aguicheuses ; le galbe devient bulbe et la rondeur la pire des perditions… Car ce fourbe huit, vulgaire zéro torsadé, demeure rétif à toute compréhension. Un deux trois quatre cinq six sept huit neuf dix : que signifie ce soupçon de suie dans la suite, ce bruit de fond dans la dizaine ? Un dérapage, un simple glissement à écarteler la mâchoire ? Non, plus qu’une fausse note à la mélopée des numéros, c’est, docte diphtongue, un abcès diphtérique à la langue. A se pencher sur lui, on note vite que le huit grave ou aigu signifie maladie du U : ce chiffre mol en vient à pervertir, outre l’esprit, la lettre !
Huit, haï par Jacques Roubaud car ta verticalité se dresse contre l’infini ! Couche-toi là et il te dissèquera d’un œil neuf. Ce huit après tout ne vient qu’après le sept, c’est dire s’il est surnuméraire, et n’est jamais que l’ombre de ton nombre, cher neuf, pour qui avons-nous voté.

Huit huit, cri de groin !
Huit huit, pauvre bulle d’huile mort-née !
Huit huit, drôle de bidule sans coin !
Huit huit, rampant venin hoquetant !
Huit huit, dévissage du genou !
Hui huit, acquiescement mosellan !
Huit huit, bâtard de truie et de truite !
Huit huit, nœud pap’ surfait !
Huit huit, sablier du néant !
Huit huit, grand seul en son manège !
Huit huit, fuite de l’effort et l’effet !
Huit huit, arrondi seulment bessbège !
Huit huit huit huit, quatre fois vain !
Hache – u – i – té : on amuït le I et le huit a chuté, pfuit.

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Démise en garde aux mangeurs de viande rouge et de frites au saindoux

Catégorie: Jeux — | — mis en ligne par carlotta @ 1:34 pm

Vous qui salivez à évoquer la savoureuse chair, les grésillantes graisses,
Vous qui allez vous gaver de viande rouge et de frites au saindoux,
prière d’oublier prions et cancers
futures dures tumeurs à vos seins doux de quadradégénères.
Oubliez, oubliez et bâfrez,
Oubliez, demain ce ne sera même plus la peine de vous y inviter.
Bâfrez, jusqu’au prochaines nausées de vos estomacs rongés.
Profitez.
Donnons blanc-seing aux prions, au cancer.
Demain dégâts ? Dormons !
Demain l’enfer ? Prions !
Bâfrons !

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July 3, 2006

Papous d’enfer du 6.6.6 : Activités préalables

Catégorie: Jeux, Limtricks — mis en ligne par carlotta @ 7:27 am

Il s’agissait de passer le cap diabolique du 6 juin 2006 en laissant s’exprimer les diablotines pulsions créatrices qui nous habitent.

L’invitation à participer stipulait :

La contribution pour se faire admettre dans ce sein des seins est, au choix :
un lime(t)rick satanique qui peut s’inspirer
de Tristan Corbière, de Tristan Derème ou, à la
limite, du triste Baudelaire
et héberge un nom du diable au premier vers, une ville de Papouasie au dernier
un pamphlet anonyme contre les chaufourniers

Limetricks :

Dieu quand il débloque à Kondomirat
Invoque Rimbaud, dur ex : « Ah, bleu vaut vert,
Nom d’un schtroumpf lubrique ! Ce con d’homme ira-
Scible est revenu du Diable vauvert ! »
Et, prenant capote : « ce condom m’ira. »

Dieu fit ses études à Bourges, à la fac
De l’être et du néant ; il y devint
Bègue et y perdit toutes ses fac, fac…
« O Cher, dit-il, j’offrirai ton doux vin
Au pape… au pape… au pape où ? A Fakfak. »

Dieu le punk a les cheveux tout péro-
Xydés ; et fait lui aussi le dur quand
Satan dresse (en jeu de mots y a pire oh !)
J’en étais où ?… Ah oui, Dieu existe quand
Satan dresse la table et dit : « Yapéro ! »

Dieu, un gros mot ? Ah non, un méga-mot
D’imprécation drue, ordurier, carmin,
Genre injure alpha et oméga, mo-
Quant (je cite) « mes glaviots comme mes gamins »
Dieu, 6 rue des Mégalos, Megamo.

MS’T

Pamphlet :

Décidément le chaud fou niais n’a pas fini de faire parler de lui. Ces simplets exubérants qui accostent les femmes dans les rues de nos villes, et qui les assomment de propos décousus et de propositions déplacées sont une plaie en soi. Mais qui donc est allé s’imaginer qu’on pourrait y remédier ? Les voici, nos édiles, qui montent des commissions, qui font des appels à témoignages. Les deniers publics investis dans l’opération sont à faire rougir. Et tout ça pour en arriver, excusez du peu, à un reniement public des chauds fous niais. Les voici devenus chauds fous reniés. On se demande qui y gagne quoi. Nous aurions encore eu trop de chance si tout ce gaspillage n’avait simplement servi rien. Cette fuligineuse initiative, loin de régler le problème, a ouvert la brèche à une dérive dont nous n’avons pas fini de recenser les impacts : les accostées, flattées de l’appel à témoignage, affluent par centaines aux guichet de notre maréchaussée pour raconter leurs déboires. Ainsi, celle qui prétend qu’un certain Jean-Pierre Brisset, chaud bouillant, fou littéraire avéré et bêta comme pas deux a tenté durant de longues heures de lui démontrer que l’humanité ne descend pas de la côte d’Adam, mais du sein d’Eve. Manifestement convaincue, elle a tenu à retracer dans le détail les étapes du raisonnement insensé ; le fonctionnaire de faction est actuellement sous le choc, aux urgences, la main en sang d’avoir pris sous la dictée ces élucubrations démoniaques. Des mesures s’imposent ! Qu’on les prenne !

Triste salsa du démon au vin de Corbière :

Triste corps en bière

Mords – chien – et nul ne te mordra.
Pour ne payer des poux
Même il faut payer : dans le tas
En se traînant sur leurs genoux

Là ce tronc d’homme où croit l’ulcère
Froid, coulant, poisson rampant
Ce sera drôle : viens jouer à la misère
Moi j’étais jeune de vingt francs

De sang, de feu ! Dors sur ton sein
Mais mai j’échoue aux côtes de la gêne
A la botte vernie il faut robe à traîne
Chien c’est bon pour les humains.

Verena & Luc

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"La mort de la littérature : plutôt crever, oui." Pit Bernal

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