December 6, 2004

Le dernier des Géants

Catégorie: Page sportive — mis en ligne par carlotta @ 3:09 am

Rassurez-vous, ce n’est pas de moi qu’il s’agit, mais du rallye d’Antibes en international !
Trois cent trente six kilomètres de chrono répartis sur dix-huit spéciales (soit à peine trente kilomètres de moins qu’en Corse) et pour un engagement de six cent quatre vingt euros, soit moins cher qu’en championnat de France (huit cent euros pour le Mont-blanc) et le tout sans obligation de prendre de l’essence à un euro quarante-neuf le litre. Un rallye d’homme quoi avec encore un parfum d’aventure. Alors il faut en profiter tant que ça existe encore, même si c’est loin, même si ça nécessite des aménagements spécifiques (casques homologués en inter, extincteur automatique )… mais ça vaut le coup !
J’en ai donc profité parce que ça ne durera peut-être pas éternellement et je ne le regrette pas.
Bon, trois jours de reco, dont deux sous la pluie et un rappel à l’ordre verbal de la maréchaussée parce que paraît-il, ma Seat toute rouge leur avait fait peur et risquait d’affoler la population !
Heureusement, le ciel se calme… et les vérifs techniques se passent comme dans un rêve ! Incredible !
Au vu de la liste des engagés, je ne vois pas qui va pouvoir être derrière moi ! Quinze dans la classe, toutes des Clio, dont une bonne moitié de Clio RS, les nouvelles Armes du Gr N (voiture de série).
Sinon il n’y a qu’une petite poignée de petites voitures (bonnes 106 S16 du coin). Il y a aussi pas mal d’italiens.
Départ vendredi sur le coup de quatorze heures pour une boucle de trois spéciales à faire deux fois. Oui, mais les trois spéciales (quatre kilomètres pour se chauffer, trente-trois kilomètres et quatorze kilomètres) ne sont séparées chacune que par cinq kilomètres ! Attention au rythme !
Première spéciale, la radio se débranche au bout de cent mètres. Heureusement avec le casque Jet et la voix puissante de mon copilote, ça ne me perturbe pas trop. Et puis ce n’est qu’une spéciale pour se chauffer… avant celle de trente-trois kilomètres. A propos de chauffer justement , c’est une 206 qui crame au début de la spéciale en liaison. Ca commence bien… mais ça permet de se décontracter un peu ! Troisième spéciale vrai départ et la radio est bien accrochée… mais beaucoup de virages humides où la 306 a une fâcheuse tendance à partir de derrière… mais sans trop de soucis quand même. Ouf le rallye est parti.
Deuxième tour… et là pas de neutralisation, tout s’enchaîne et au bout de trente-trois kilomètres (vingt-huit minutes), ça commence à faire long, de nuit, tout en se méfiant de nombreuses plaques d’humidité traîtresses, notamment dans la descente du Bleine… et après il faut enchaîner sur Roquesteron… où je termine quand même devant Thiry… qui est en train de casser son moteur !
Finalement, le premier soir, il y en a quand même trois ou quatre derrière moi ! Toujours incredible !
Le samedi, une boucle de trois spéciales à faire deux fois également (Valberg treize kilomètres, Col Saint Raphaël Toudon vingt-huit kilomètres et La Couillole vingt-deux kilomètres) avec un peu plus de routier pour se reposer … mais quand on voit le tracé du routier, je ne suis pas sûr qu’on se repose !
Rien de particulier à noter si ce n’est que les pilotes derrière moi soit me passent, soit abandonnent… ce qui fait qu’il n’y en a plus derrière… qu’un italien en 106 S16 ! Il faut qu’il tienne bon !
Dans la onzième spéciale (vingt-huit kilomètres), alors que je pense améliorer, à cinq kilomètres de l’arrivée, un commissaire se jette sous mes roues en indiquant accident à cent mètres ! Je ralentis, me prépare à m’arrêter, ne vois rien et recommence à attaquer (sans les notes) en me disant que c’était peut-être de l’intox… mais à un kilomètre de l’arrivée, je me retrouve derrière un 4X4 tractant une Clio ! Temps forfaitaire ; alors qu’ils auraient pu pousser cette Clio qui s’était posée sur un muret au lieu de nous arrêter en pleine spéciale !
Le troisième jour, toujours une boucle de trois spéciales à faire deux fois (Col de l’Ablé huit kilomètres, Turini dix-huit kilomètres et Lantosque-Coaraze vingt-six kilomètres) toujours séparées de huit kilomètres de routier infernal. Toujours aussi physique avec en prime trois kilomètres de gravillon dans Lantosque.
Je poursuis mon petit bonhomme de chemin en maintenant mon italien en respect… mais dans la dernière spéciale c’est l’hécatombe des retards et plusieurs concurrents prennent du retard mais pas suffisamment pour me passer derrière. Finalement je finis vingt-quatrième sur vingt-six, douzième de groupe et sixième de classe (sur quinze au départ). A signaler quand même que le premier de classe termine quatrième au scratch premier groupe N (voiture de série) avec une Clio RS.
J’ai fait tout le rallye avec les mêmes pneus, ce qui fait que les commissaires chargés de les marquer n’avaient plus d’emplacement en fin de rallye !
Voilà, la 306 a gagné le droit à un bon repos et moi je suis rassasié de virages jusqu’à l’année prochaine !

VLB

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November 1, 2004

La dernière course

Catégorie: Page sportive — mis en ligne par carlotta @ 11:19 pm

Pour cette dernière course de l’année, j’ai dû partir sans mon coach, celui-ci étant retenu par des obligations familiales …

En route donc pour la Suisse, une des dernières manches de la série internationale ” Maxxis cup “. Quelques uns parmi les meilleurs pilotes mondiaux seront présents, car nous sommes à deux semaines des championnats du monde qui auront lieu en France aux Gets ! ! !

Je débarque donc à Zweisimmen vers onze heures du soir après avoir fait quasiment toute la route sous des trombes d’eau . Un p’tit parking accueillant au pied des télécabines, et hop au dodo dans mon auto.

Au réveil me voilà entouré des 4X4 et grosses berlines de ces “pauvres ” Suisses, on se sent peu de choses. Mais le soleil brille, grand ciel bleu et environs d’un vert … hallucinante cette vallée !

Après avoir rapidement récupéré ma plaque de course je fonce retrouver quelques potes sur un autre parking un peu à l’écart dans la verdure. Et bla bla bla … tout en s’équipant … ” tu crois que c’est comment là-haut ? ”

” tu mets des muds ? ” (pneus boue) etc ……

Je passe rapidement sur l’organisation Suisse, ” sont fous ces Ro… Suisses “.

Fous sans doute pas, mais différents … très rigoureux en tous les cas et organisés, gros moyens par ici !

Un exemple, là où en France on aurait eut droit à deux ou trois tuyaux d’arrosage pour le lavage des vélos (indispensable vu l’état de la piste) ici une batterie de six Kärchers soigneusement alignés sur un petit parking en bitume, des pieds pour poser les vélos, ET du personnel qui se précipite pour nettoyer les lieux dès que l’on s’éloigne ! ! !

En ce premier jour ce ne sont que des recos, la piste est dans un état … il n’a visiblement pas plu qu’une nuit … et moi qui ai judicieusement laissé mes muds à la case départ … mes premières descentes vont ressembler à du Holidays on mud, de plus n’ayant pas eut le temps de faire la piste à pied, je découvre les difficultés en direct live !

Cela dit, ça se passera plutôt bien, seulement une parmi les ? ? ? glissades m’enverra goûter le terrain de près.

Petite pause réparatrice consacrée à avaler de quoi tenir l’après-midi, laisser un peu sécher la piste, et voir évoluer les tout bons, ça peut servir !

C’est reparti, vélo impeccable (merci à ED mon mécano), un peu de boue séchée sur les short et maillot … cette fois-ci il va falloir attaquer un peu !

Chouette, ça commence à vraiment accrocher, mes pneus sont maintenant plus adaptés au terrain (ou inversement), et j’y vais plus franchement.

La piste est assez cassante dans la partie haute, du rocher dans la pente, il faut vraiment être précis dans ses trajectoires. Tiens ça klaxonne derrière, je me mets sur le côté … Barel qui passe comme un avion les deux roues en glisse partout, beau à regarder, mais je n’essaierai pas de le suivre. (pour info il fut champion du monde junior il y a quelques années et sera sacré champion du monde tout court aux Gets).

De plus il sort d’une semaine entière d’entraînement dans la boue avec l’équipe de France … ” on ressemblait à rien, toute la journée à descendre comme des statues de m…. ”

Mais je commence à me faire plaisir, les sauts sont tous faisables, même si certains restent assez impressionnants quand appel et réception sont encore luisants d’humidité.

L’un d’entre eux, un road gap à passer ” adonf adonf ” avec prise d’élan dans une pente herbeuse traversée par un petit ruisseau … on débranche … et ça passe, mais c’est chaud !

Un autre, aucun élan à la sortie d’un virage sur les racines, il s’agit cette fois-ci d’un drop vertical de plus de deux mètres avec une réception sur un dévers bien gras … facile en fait, mais après l’avoir passé trois fois, je regardais la chose de plus près … n’y aurait-il pas moyen d’atterrir plus en douceur et d’ouvrir un peu plus le virage suivant ?

Ben si ! C’est quoi cette trace qui part vers l’amont là ?

Je teste ça aussi ” sec “, et une fois en l’air je vois venir vers moi une piste d’atterrissage bien accueillante.

Que nenni ! En fait personne n’avait encore dû atterrir là-dessus … la prochaine fois j’irai tâter le terrain du bout du pied … pas grasse la zone mais molle, je me suis retrouvé scotché sur place puis catapulté par-dessus le guidon (OTB).

Me voilà allongé sur le dos dans la mélasse, rien de cassé mais le souffle un peu coupé par le choc tout de même.

Le commissaire de piste qui surveillait la zone fait son boulot … ” oui je redescends tout seul en bas, merci ! ”

A chaud ça allait encore à peu près, je prends le temps de laver le matos, et retour au parking, car en fait la journée était déjà bien avancée.

Le temps de me débarbouiller et déjà je commence à sentir une raideur dans le bas du dos, pas bon signe.

La suite n’a plus rien à faire dans une page sportive … nuit d’enfer sous la tente, pas moyen de fermer l’œil.

Au ” réveil ” dos complètement bloqué … c’est fini pour moi, le temps de tout remballer et de saluer la foule et je m’éclipse après avoir récupéré ma licence au PC course.

Dommage il fait un temps de rêve, la piste est de plus en plus sèche et rapide, et le coin est vraiment MAGNIFIQUE … à découvrir !

ED “Master of zee Indian Ocean”
http://edyoungmaster.ifrance.com

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October 4, 2004

Grandeur et décadence …

Catégorie: Page sportive — mis en ligne par carlotta @ 2:27 pm

Hozroooooooooooooooo

Coupe de France aux 2 Alpes ……. La première ” vraie ” de l’année … et déjà mi-Août ! ! !
Ce WE va se dérouler en deux étapes, le vendredi un 4X à Bourg d’Oisans pour Loïc (je ferai le coach) et DH aux 2 Alpes pour tous les deux samedi et dimanche.

La piste de 4X est pour une fois une belle piste, elle a été réalisée pour la coupe du monde qui a eut lieu ici même en Juin.

Très typée BMX, Loïc n’a pas prit son Missile par hasard. Il va reconnaître la piste, obstacle par obstacle de dix heures à seize heures avec juste un petit break culinaire.

Crevant ! Car bien que des 4X4 aient été mis à disposition pour remonter, au début, il fera tout à pied. Plus efficace pour une reconnaissance partielle.

Tout va bien, il passe tout bien proprement, ce qui est loin d’être le cas de la majorité !

On passe aux qualifs, chacun descend un par un pour faire péter un temps. Je crois qu’ils étaient une trentaine en junior, et malgré une descente qu’il juge un peu foirée, il se qualifie en onzième place, bof …

Ca commence fort en huitième de finale, vu son chrono moyen, il se retrouve sur la grille aux côté d’un des favoris … ” Riders ready ” ” Watch the gate ” ” Tut tut tut ” Ca roule pour les quatre gugus ! Loïc sort super bien de la grille et fait la 1ère ligne droite côte à côte avec le top-gun ! Et hop un p’tit block-pass bien propre dans le premier virage, le voilà devant ! ! !

Dans la manip’ il perd un peu de vitesse et a du mal a enchaîner avec la double qui suit, les revoilà à deux de front (les deux suivants sont pour l’instant un peu détachés), un gros virage relevé … Loïc en ressort deuxième et dans la série de whoops suivante il repasse ! Ca va durer jusqu’en bas, ils vont se gêner mutuellement chacun leur tour (viril mais correct) et ainsi laisser remonter les deux autres.

A l’entrée du virage qui commande la dernière ligne droite, ils sont trois de front sur des traj’s totalement différentes, ça va chauffer !

Dernière ligne droite, Loïc est troisième (seuls les deux premiers sont qualifiés pour les ¼ de finale) et se dépouille sur les derniers obstacles pour repasser deuxième à un cheveu du 1er ! ! ! WAOUH … de l’avis de beaucoup ce sera une des plus belles courses de la journée.

¼ de finale, Loïc retrouve le même top-gun que tout à l’heure plus deux gars bien chauds … Je sens Loïc bien remonté … (même si perclu de crampes ! Le stress ?)

” Riders ready ” ” Watch the gate ” ” Tut tut tut ” trois mecs giclent de la grille … et Loïc part au ralenti ? ? ? ? ? ?

Arrivé en bas il me montre sa manivelle droite, complètement tordue lors du huitième de finale, il ne s’en est aperçu qu’une fois sur la grille de départ ….. Dommage il avait sa place avec les meilleurs !

Cette déception vite oubliée nous prenons un peu d’altitude pour deux jours de DH.

La piste est bien celle que nous avions repéré deux semaines plus tôt à ceci près que LE passage chaud a été évité.

En fait, la véritable raison en est que cette barre rocheuse menait directement sur un large chemin à 4X4 un peu trop plat … donc trop pédalant au goût de beaucoup.

La nouvelle partie du tracé est assez joueuse, nous passons dans une combe, et la piste y est tracée de manière à pouvoir faire un petit aerial en haut de chaque versant, puis au lieu de cette piste plate, nous rejoignons directement un jump qui nous propulse droit dans une grande pente herbeuse. Au fil des passages en recos, (plus de deux cent cinquante coureurs) la pente va se transformer en champ de mines et c’est là qu’auront lieu de nombreuses chutes tombantes dues à la gravité, (fine allusion au jeu favori du WE) car il ne faut pas oublier que le vélo VTT de tout terrain de montagne est un sport à risques risqués …

Le décor étant un peu planté et le soleil toujours de la partie, je rappelle la physionomie générale de cette piste ….. TRES RAPIDE de haut en bas avec quasiment aucun passage technique … bref faut tout lâcher !

Aucun bobo à déplorer lors des essais, cette course sera la première course ” alamontagne ” à laquelle Loïc et moi participons depuis qu’il a le niveau pour me chercher des poux.
Première manche (dite de placement) du matin, tous les deux décidons d’y aller tranquille pour voir.

Je fais deuxième chez les oldtimers, pas bien loin du premier … encourageant. Mais je fais aussi deuxième de la Delsouill’ connection à quatre sec de Loïc, ça va se régler cette après-midi !

Deuxième manche (la vraie, ça ne rigole plus)

Il faut avant tout savoir une chose, nos heures de départ sont fixées à l’avance, les coureurs partant à trente sec d’intervalle. Or avant même d’embarquer sur le télésiège, nous apprenons qu’il y a un gros retard suite à quelques blessés évacués en hélico (on a vu quelques belles figures dans la fameuse prairie) ainsi qu’au dégonflage de l’arche d’arrivée ! ! ! ! ! (certains ont du refaire leur descente en se trouvant face à cette grosse bouée dégonflée)

Donc plus de trente minutes de retard annoncé … nous traînons un peu dans le parc, et en route.

Une fois au sommet, on nous dit qu’il y en a encore pour plus de vingt minutes ! Un concurrent plus stressé que moi décide d’aller tout de suite rejoindre le point de départ, il me fera signe quand ce sera mon tour.

Pour moi et Loïc, direction un petit coin calme à l’ombre et hop, mini sieste.

J’émerge soudain et me décide tout de même à aller voir où on en est … alors que je grimpe la pente qui mène au départ, je vois le gars là-haut qui me fait de grands signes ! Je fonce, et à peine le temps d’enfiler mon casque et mes gants, de mettre mon masque …… je franchis la cellule de départ huit sec après mon heure de départ théorique.

Partir essoufflé n’est vraiment pas le top pour la lucidité, d’autant plus quand à quelques mètres du départ se présente un chouette petit drop sur la roche, avec grande courbe rapide à suivre aussi sec !

Ca ne loupe pas, je pars comme un bourrin et emmène avec moi quelques mètres de rubalise dans la courbe … JOLI DEPART !

N’ayant plus rien à perdre, je continuerai jusqu’en bas à rouler comme un décérébré … et ferai tout de même quasi le même temps que le matin, malgré mes huit sec de pénalité et mon départ foireux … encore deuxième !

Mais cette fois-ci le premier a eu chaud !

La course de Loïc maintenant, il me dit que vu sa première descente en touriste et le chrono effectué, en attaquant il peut viser autour de la cinquième place (en junior il y du beau monde, champion de F. et d’Europe en titre etc …)

Donc il part bien décidé à faire fort, il enchaîne les premières difficultés nickel et sur une courbe en dévers, il manque de peu de faire un chouette trois cent soixante, quelques secondes de perdues et pour lui c’est foutu … il finira en balade.

Ca ne rigole décidément pas ces temps-ci pour le clan ! ARF quand même !

ED “Master of zee Indian Ocean”
http://edyoungmaster.ifrance.com

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September 6, 2004

Au nom du père et du fils

Catégorie: Page sportive — mis en ligne par carlotta @ 11:29 am

… ou les aventures d’Eric et Loïc “alamontagne”

Nous roulons assez souvent l’un derrière l’autre à tour de rôle, et curieusement, ni l’un ni l’autre ne peine à suivre le “sparring partner”.
Il semblerait tout de même que le marmaille soit plus efficace dans les trucs lents et tortueux, alors que pour ma part c’est dans le rapide que j’allume bien.
Est-ce le matos ? Ou bien suis-je toujours aussi allumé ?
Pas de bol, pour notre première course ensemble en montagne, junior s’est fait une béquille à la cuisse la veille de la course à Oz, une belle descente qui se faisait en 4′40″ pour les very best (niveau coupe du monde) en 5′09″ pour Bruni (world champ master 2) et en 5′20″ pour bibi. Je fais donc 2ème chez les pépés, pour un retour c’est correct surtout qu’avec ce chrono je suis “à l’aise Breizh” qualifié pour la super-cup (les 50 meilleurs).
Le tracé était vraiment sympa, pas suffisamment aérien pour Loïc, mais bonne pente tout du long, bien technique et varié, de la caillasse, de la poussière, des wall-ride sur la roche, des courbes qui passent à Mach 2 dans une terre noire fraîchement travaillée par 250 paires de pneus. Car la piste est toute neuve de cette année ! Bref du bonheur, mais en beaucoup d’endroits… chute interdite sous peine de punition immédiate !
Ensuite en route pour les 2 Alpes (juste à côté) pour rouler sur la piste de coupe du monde et de coupe de France mi-Août, en repérage quoi.
Belle piste aussi, mais spéciale… hyper fast (plus de 50 km/h de moyenne pour les meilleurs parait-il), des sauts en longueur sur 12 mètres… pas technique du tout… à un passage près, méchamment casse-gueule et dangereux, un p’tit drop pas bien gros mais impressionnant, avec réception en dévers sur de la roche en lame de couteau prête à te déchiqueter les pneus ou la bidoche !!! J’me demande vraiment comment on va passer ça, car cette semaine on a évité ce passage (pas de sécurité aux environs).
Puis Morzine, car c’est là qu’on s’amuse le plus sans trop de danger ! Et une autre station à côté, Châtel avec 2 pistes de DH permanentes, une nommée la “Dange H” tracée vraiment “dré dans l’pentu”, assez chaude, à ne pas faire à longueur de journée sous peine de punition tôt ou tard !
Et une seconde plus ludique, avec des sauts dans la pente, virages relevés etc…
Dernier jour à Morzine, grosse attaque avec un peu de monde sur la piste, doublage dans la poussière du sous-bois et en sortant d’une traj’ habituelle, j’me suis collé un vol !!!!!!!!!!!!!! J’aurais pu y rester sur une gamelle comme ça ! Et j’me suis relevé avec seulement mal au cou… Ouf !
Un gros rocher rond caché dans la poussière soulevée par les escargots de Geebees et hop méga OTB (en langage terrien Over The Bars) at full speed, avec réception quelques mètres plus bas (heureusement qu’il y avait de la pente et pas d’arbre ni autre rocher sur ma trajectoire)… rien touché !
Loïc qui suivait à 10m, était un peu vert et m’a cru bien amoché. Mais j’ai continué à rouler de plus belle toute l’après-midi.
Rendez-vous pris chez mon kiné préféré, il va me tordre le cou et éventuellement le dos s’il le faut, car je suis tout de même un peu fourbu c’matin !

ED “Master of zee Indian Ocean”
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August 2, 2004

Des nouvelles du champion

Catégorie: Page sportive — mis en ligne par carlotta @ 4:18 am

Peu après l’envoi du dernier numéro, brutale révélation : il manque à Papier peint une page sportive. Sûre de mon choix, je contacte l’équipe internationale de consultants sportifs de ED, qui accepte illico de tenir cette nouvelle rubrique. ED, c’est à toi.

A la question que me posait une fidèle (???) supportrice de longue date (since 1999) : « Tu donnes pas de nouvelles des compètes, t’en fais cette année ? », voix scie qu’elle fuma raie ponce :

Pas de news de compet’ car pédale douce de ce côté là, y a eut une tentative de reprise en mai…
Ici lecteur, – y aurait-il quelques lectrices ? – un peu de réflexion pourrait te faire deviner (puis-je me permettre le tutoiement ?) de quoi il s’agit, mais devant ton air perplexe…. voici quelques éléments de réponse :
“pédale douce”, il s’agit de vélo, pas évident mais tout de même ! De vélo TT et pour préciser encore un peu plus, de vélo de DH, si l’on considère que DH = Down Hill, peut-être devineras-tu (c’est décidé ce sera tu) qu’il s’agit de compétition de vélo tout-terrain en descente ou MTB DH Racing ;
“reprise”, car après un big crash (de haut en bas… cervicales, clavicule, côtes & poignet) et quelques 5 mois d’inactivité forcée, plus de compet’ depuis 14 longs mois !
mais t’sais qu’après mes emmerdes d’oreille interne…
Nouvelle pause (déjà !) Pour pimenter le tout, voualatipa que depuis peu, j’ai des p’tits cristaux qui se mettent à se balader n’importe où… vertiges & co à la clé.

Je n’étais pas très d’attaque arrivé sur les lieux de la 1ère coupe de France de l’année… je fais les essais le matin, tout va bien. Sieste réparatrice à midi et c’est reparti pour encore des recos… mais (mal réveillé ?) 100m plus loin, BOUM ==> réveillage de la clavicule disjointe en 2001, j’ai tout de même continué à rouler toute l’après-midi en prévision de la course du lendemain.
Bad idea my dear !
Le matin au réveil, je ne pouvais plus me gratter le nez de la main droite (reste la gauche certes, mais il y avait mieux à faire ce jour là que de se gratter le nez), abandon par KO sur la 1ère course donc.

Une semaine plus tard, encore bobo, mais j’ai envie rouler. C’est le championnat de Bretagne bon d’laaaaaa !
J’y go donc… recos sous le soleil, une petite gamelle dans la tourbe Bretonne (histoire d’entretenir les vieux bobos et bien entendu, toujours sur la même épaule) suite à une chaîne qui casse au mauvais moment.
Et le lendemain sous un fin crachin tout aussi Breton que la tourbe, ZE first race of ze year, cré vin diou !

1ère manche, cool pour évaluer l’adversité… 1er des papys ( hééééé oui, plus de 40 ans, appelez moi “Master” ! ), mais loin au général, genre 25 sur 100, moi qui en 2001 terminais 5ème au scratch !!!!!!!!! Tout fout l’camp… surtout moi !
2ème manche, toujours tranquillou (un peu bobo) j’améliore d’une seconde, mais un papy déchaîné sorti du diable Vauvers (ou veau vert, coucou Léon si tu me lis) me bat de 2 dixièmes !!!
3ème manche, décidé à remettre les choses à leur place et à laver l’affront… roule petit bolide ! Et (le manque de compet’ ?) boulette dans un virage idiot, je suis presque arrêté et perds au moins 3 secondes, peu me chaut (chaud ? chaux ? cheaup ? schott ? show ? shoe ? cho ?) je continue à l’attaque pour refaire tout de même le même chrono qu’en 1ère manche… GRRR sans cette bêtise je l’atomisai le néo-papy ! (Je ne le connaissais pas si vieux çui-là.)
Donc me v’là de retour à ma place de Poulidor d’avant ma rencontre avec “Hozro” (que mon neurone situe avant l’an 2000) et avec une choulie médaille qui brille de la couleur de l’argent.

Depuis calme plat, un peu la flemme des déplacements lointains surtout que mon marmaille (qui a eu la mauvaise idée de vouloir fêter l’anniversaire de mon dernier crash à sa manière en faisant presque de même) n’est que depuis peu à nouveau d’attaque.

Mais nous partons très bientôt pour une semaine “alamontagne” et allons zapper le championnat de France qui a lieu le 18 juillet, pour cause de manque de roulage…
(pour les zamateurs je pense que ce sera visible à la télévision, car ce jour est normalement un jour de repos pour les “bitumeux” du tour de France.)
Drôle d’idée aussi de presque commencer la saison par ZE épreuve ?
Mais on va reprendre en douceur par une course à Oz fin Juillet et deux en Août, si les p’tits cochons ne nous mangent pas !
Loïc (le marmaille dont je parle plus haut) est chaud bouillant pour aller faire péter les chronos, malgré le fait que cette année le voilà néo-junior et là ça ne va pas être facile !
De mon côté, si je n’ai pas trop perdu la main, je devrais encore faire quelques podiums, il faut bien avouer que j’ai “un peu donné” ces temps-ci… et ça calme un peu à la longue. Mais dans le feu de l’action on se croit incassable !
DON’T LET YOUR FEARS STAND IN THE WAY OF YOUR DREAMS et toutes ces sortes de choses…

La suite plus tard, parce que tu le vaux bien !

ED “Master of zee Indian Ocean”
http://edyoungmaster.ifrance.com

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"La mort de la littérature : plutôt crever, oui." Pit Bernal

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