March 1, 2004

Papier peint n°1

Catégorie: Journaux et leur éditorial — mis en ligne par carlotta @ 1:00 am

Ouvrir le numéro 1

Une nouvelle fois, je me retrouve en train de faire quelque chose que je n’avais pas spécialement projeté. Le constat s’impose : c’est quand elles sont imprévues que je parviens à réaliser des choses. Elles se font. Soit. Un magazine mensuel, pas d’objectif identifié, si ce n’est la promesse de m’amuser chaque fois que je me mets au clavier. Il a failli s’appeler « Tabacaria », car j’aime ce poème d’Alvaro de Campos, Bureau de Tabac, Tabacaria en Portugais – Jamais je ne serai rien… Cela dit je porte en moi tous les rêves du monde… Et même, « Tabacaria 19 », puisque nous habitons le 19ème arrondissement d’une ville à arrondissements, mais mon fils et conseiller n’aime pas du tout ce nom, alors c’est « Papier peint », qui n’est pas mal non plus, car il y a dans l’activité de peindre quelque chose qui me fascine, il y a dans l’écriture une vocation à dépeindre et il y a dans le papier une qualité qui lui permet de supporter cela. Plus, la répétition des motifs d’un papier peint évoque la vie même avec ses balbutiements, ses multiples redites, ses ornières dans lesquelles des générations qui se suivent retombent, son « déjà vu » et son « temps retrouvé ». Image pauvre, évocation tirée par les cheveux, certes, mais évocation tout de même.
Si vous aussi prenez plaisir à recevoir ce journal, alors il aura longue vie. Dans le cas contraire, le monde, qui en a vu d’autres, devrait s’en remettre… Merci à tous les auteurs qui m’ont confié et me confieront leurs textes.

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Espèce d’haïku de supermarché

Catégorie: Poésie — mis en ligne par carlotta @ 12:58 am

Achats – Choisissant
des champignons blancs
je déclenche une avalanche

Lotte Char, Franprix, 3 mai 2003

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Petite souris

Catégorie: Chroniques urbaines — mis en ligne par carlotta @ 12:57 am

Station du métro Belleville. Les “autres ” en face. Ceux qui gênent, à qui on sourit parfois quand ils sont encore dans la norme de la parole et nous disent des choses gentilles.
La femme en face, blonde délavé, queue de cheval en hauteur qui swing à chaque mouvement du corps. Elle marche en évitant de tomber dans le trou, avance jusqu’au bouton d’appel et appelle. Une, deux, trois, dix fois. Elle parle seule. La voix déformée lui répond. Elle parle difficilement : « Je suis sur le quai Nation, on est trois à crever ici ! Alors vous appelez le car pour venir nous chercher ». Elle hoche la tête. Fin du monologue. Elle repart vers un corps allongé sur le sol, une cigarette qui fume seule au bout de ses doigts. La queue de cheval qui danse incongrue. Nous voit, nous les autre d’en face. Moi je pleure, envie d’y aller de la prendre dans mes bras de lui dire que ça ira. Me sens ridicule. Elle me regarde, moi, et les autres souriant, les yeux baissés. Encore une pochetrone qui fait son cirque. « J’vous emmerde, on va crever ! »
Marmonnant « Ouais vous avez des baraques vous ! Dégueulasse ! » Elle le crache avec la force de l’alcool. Elle arrive près du corps endormi, s’accroupit avec précaution pour ne pas perdre l’équilibre et s’allonge la tête posée sur lui. Elle continue à nous insulter. Mes yeux se perdent dans le vague… Ma sortie qui me permet de sortir de moi en y entrant. Et là, une petite souris grise sautille de caillou en caillou, de rame en rame, vivante tellement vivante ! Elle n’entend sans doute plus rien. D’ailleurs les petites souris du métro doivent naître sourdes.
La femme se relève et repart appeler. Personne ne bouge, n’a envie de bouger. Moi je continue de regarder la souris grise, inodore, incolore et invisible qui continue d’être si vivante échappant à la mort continuellement en ne touchant jamais les rames électrifiées.
La femme redemande qu’on vienne les chercher. MERDE !!!
Moi partagée entre ma lâcheté et mon envie d’aller la voir. La p’tite souris continue de sautiller. Et maintenant j’en vois deux, trois. Et je reste comme une conne émerveillée de cette petite vie, inutile à cette femme qui va gerber ses entrailles d’un moment à l’autre. Ces petites souris m’on rassurée, réconfortée. Tellement invisibles, qu’elle vivent sans être pratiquement vues. Me compare à elles et me demande si je suis aussi invisible. Mon métro arrive. La femme retourne s’allonger tout contre l’homme au sol. Les wagons de métro me ramènent à la réalité et je monte. Je ne regarde même plus la femme et son homme écrasés sur le sol. Le métro part et me reste cette petite souris dans la tête.

Maud H.

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A quoi bon…

Catégorie: Chroniques urbaines — mis en ligne par carlotta @ 12:56 am

Rien.
Il n’avait rien fait de sa vie. A quoi bon… Il n’attendait rien de la vie. Il avait vécu dans un petit deux pièces rempli de posters de Marilyn Monroe. C’était d’ailleurs la dernière chose qui le retenait ici, et elle était partie en fumée dans un incendie déclenché par les gamins du rez-de-chaussée… Ils ne l’aimaient pas beaucoup il faut dire ; pas plus que sa collection qui envahissait son appartement. Rien ne le retenait maintenant, rien ne le retiendra plus jamais. C’est trop tard.
Il avait toujours voulu habiter à Lyon. Oh ! Rien de bien grand ; un petit 3 pièce dans les rues du quartier pauvre aurait suffit. Mais il ne l’aura pas… Il ne l’aura jamais. Il n’était pas bien méchant, au contraire, il donnait toujours des bonbons quand nous venions le voir le dimanche. Il n’avait pas beaucoup de moyens, et il n’avait pas une famille pour l’aider. Ses parents étaient morts alors qu’il avait 8 ans, et quand on l’avait amené à l’orphelinat, il ne pleurait déjà plus.
Mais moi je pleure, et je pleurerai encore, car maintenant il est ici, en face de moi et il ne parle plus… Il ne bouge plus…
A quoi bon… Il n’attendait rien de la vie.

Edouard

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Happy in Paris

Catégorie: Chroniques urbaines — mis en ligne par carlotta @ 12:55 am

You’re in Paris, taking the Métro from some place to some other.
You love it, really, not only the freedom that pedus incognito in foreign land brings, but the particular feel, smell and topography of it. You know the map quite well, even if your relationship with the town is a very on-and-off thing, but you know it with colours for the lines and those have changed on the modernized versions of the maps, which leaves you a bit lost.

Parisians use the numbers for them, like you do in New York (the 14 the 9 the 4 in place of the A the F the J), or they take the time to name the two extremities of the line, an idiosyncrasy, one of these oddly impractical things locals will do in any place around the world but which still strikes you as very, charmingly French. For you it’s the mustard line, that little nearly straight [mustard dash to go to Belleville, or the red slash of the Clignancourt-Orléans line for Châtelet or Barbès or the haven that is the Quartier Latin. (All these impossible names to pronounce, printed so neatly in your mind but rolling off your tongue wrapped in unease and self-consciousness.)

Often while standing on the platform you’ll be able to see the headlights of the arriving train while it still is in the tunnel, not like with the London Tube where so many of the stations have curved platforms, which block everything but two wagons from one’s view.
For some reason this second of train rushing in the darkness, coming out of it to welcome you aboard, feels precious like an allowed glimpse in the near future and on demand déjà-vu.
In the wagon, at least in the older models, there’s always one of these folding seats alone in the far corner, right near the door instead of bundled with a twin backed to the real, badly cushioned seats.
You love that lonely folding thing, because it speaks to you of distracted lovers dreaming of their too distant hearts (halves), of geeks and loners sitting isolated from the other kids, of shy women keeping their bags too close to their legs like Theft in person is sitting right in front of them. You always want to sit right there when you’re alone, and today’s no exception. You sit down with secret glee, like it’s a privilege that life gave you, and maybe it is.

You have memories of the Métro, already - you two go back away. Not from these biz trips when premieres and galas make it so that limos always take you somewhere you can’t even place on the map, somewhere posh and flashy where the cameras will be waiting, no. With those you hardly have a chance to recognize the town, Berlin, Tokyo, London or Paris not even a different flavour except maybe the fabric beneath you in the luxury car - leather in Europe (Berlin black, Paris grey, London red) or Eastern silky velvet. L.A. is usually white leather or striped/scaly fake animal skin, tiger, alligator, but L.A. is pretty much home so it’s different, really.

No. You remember Paris and its Métro from an earlier holiday, an actual holiday with an older cousin and an aunt, a few years back. 14, 15 ? Yeah, maybe 15, September for sure. It was fun, doing all the normal touristy stuff, and more fun of course to hang out with the cousin’s French friends, real indigenous people - those know the good stuff.
There’s this one time you rode alone at 5.30 am on the first train of the day, mind filled with visions of warm buttery croissants with your eyes closed but beaming with pride when they were open. Not your first time, no, but your first French time oooh yes, and you felt so special to still be dirty-icky sex-messy under your jeans, recognizing as if from outside the potency of the infamous afterglow. Playing with the tiny stripe of curled hair you knew was stuck with dried come and smiling sun-blindingly to grumpy workers and the occasional party-goers, you knew the world was your oyster then.

You’ve never stopped feeling like it is, and wandering alone in Paris in the milling crowd to finish the day riding in this carriage right now, more alive than you’ve been in a long time of press junkets and award ceremonies, you feel it more. The joy of it clings to your skin with pollution and sweat, presses on you like so many golddust motes. It’s simple, really, and you decide to call it happy in Paris.

You are.

-anat.

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Même couverture

Catégorie: Collisions — mis en ligne par carlotta @ 12:54 am

« La conjuration des imbéciles », de John Kennedy Toole, bénéficie, dans la collection domaine étranger 10/18, de la même illustration en couverture que « La compagnie des spectres » de Lydie Salvayre, publié au Seuil dans la collection Points. Il s’agit d’ « Habillé descendant l’escalier », un tableau peint par Eduardo Arroyo en 1976. On y voit un homme habillé d’un costume noir sobre d’un seul tenant et chaussé de noir. Il descend un escalier dans une posture bizarre, sur la tête, les jambes écartées dans un plan formant par rapport à son buste un angle de 120 degrés. Son visage et ses mains sont couverts de mosaïque aux couleurs vives. Sa face, sans regard, est dirigée vers la descente. Cependant, tel que le peintre l’a immortalisé, il a l’air étrangement figé en l’air, la tête à quelques centimètres d’une marche. L’escalier, couvert d’un tapis rouge dans sa partie centrale, est composé de marches jaunes posées sur une structure noire et grise. Il n’y a pas de rampe.
Le jour où je remarquai cette curiosité, je fis aussi l’acquisition d’un livre de Cees Nooteboom, dans la collection Folio : « Le chant de l’être et du paraître ». Le lendemain seulement, m’attardant sur sa couverture, je réalisai qu’elle représentait un détail d’un autre tableau du même Eduardo Arroyo : « Winston Churchill peintre ».

Cha

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Assied-toi

Catégorie: Chroniques intimes — mis en ligne par carlotta @ 12:53 am

Il était là. Sur un canapé, devant la cheminée qui crépitait faiblement. Il était tard, très tard, mais ce n’était pas grave. Il avait encore eu un cauchemar, comme toutes les autres nuits. J’étais derrière lui, comme toutes les nuits, et il ne le savait pas. 1 ou 2 mètres seulement nous séparaient, et je l’observais. Il avait encore eu un cauchemar et je l’avais entendu se lever. C’était mon colocataire, mais nous n’avions pas de relations d’aucune sorte, à part être amis, et encore… Mais je l’aimais. Tous les soirs il s’asseyait là, et je l’observais de loin, sans un bruit. Le matin venu, je faisais semblant de m’être juste réveillée. Alors je lui faisais un café.

Mais ce soir, l’atmosphère n’était pas la même que d’habitude. Il était là, à regarder le feu comme d’habitude avec le même T-shirt, celui qu’il portait pour dormir, si l’on pouvait appeler ça dormir… Mais tout était différent. Il était assis sur le côté gauche du canapé, un coude sur l’accoudoir. Et tout d’un coup, il s’est mit à parler.

« Pourquoi restes-tu toujours derrière, debout, sans rien faire… Sans rien dire. Et le matin tu prétends t’être juste réveillée. Toutes les nuits, j’ai des cauchemars, et je viens ici… Et toi aussi. Et j’attends, j’attends que tu viennes et que tu t’installes à côté de moi. Mais tu ne viens pas. Je t’ai toujours gardé cette place à ma droite, mais tu n’es jamais venue. Je t’ai toujours gardé cette place sur le canapé, dans ma vie et dans mon cœur, mai tu n’es jamais venue… »

Alors je me suis assise.

Edouard

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Tournée en bourrique

Catégorie: La rubrique contentieuse de Cha — | — mis en ligne par carlotta @ 12:52 am

J’ai besoin d’un chéquier. J’ai formulé une demande auprès de mon agence bancaire, située en province, à l’automne dernier. Ne voyant rien venir, j’avais relancé l’agence fin décembre pour apprendre que le chéquier m’y attendait, alors qu’il est établi depuis quinze ans que les documents doivent m’être adressés à mon domicile parisien. D’habitude ils le sont. Plus ou moins. Bref.

Mon banquier m’a prévenue le 21 janvier que le courrier recommandé qu’il m’a adressé lui a été retourné. Je n’avais pas reçu d’avis postal. Je lui ai demandé de m’envoyer à nouveau le chéquier. N’ayant encore rien reçu le vendredi 30, je l’ai rappelé et il m’a confirmé l’envoi de la lettre recommandée la semaine précédente. J’ai donc téléphoné au bureau de poste de mon quartier qui m’a confirmé la présence d’une lettre recommandée qui m’est destinée et qui attend depuis le 26. Or je n’ai pas reçu d’avis cette fois non plus. Cette lettre en instance s’avère être autre chose : un envoi du syndic de copropriété. Il y aurait beaucoup à dire sur l’absence de relation que je m’épuise à entretenir avec ce syndic, j’y reviendrai. L’agent demande le numéro de recommandé du courrier bancaire. J’en fais donc la requête à mon agence bancaire, qui m’expose que les courriers recommandés partent de l’agence de la préfecture du département. L’on me promet une recherche mais il n’est finalement possible d’y consacrer du temps que le samedi en fin de matinée – trop tard. Le mardi suivant je reçois la référence demandée et me fais lire au téléphone l’adresse d’expédition, qui est correcte (vérifions les détails, après tout le courrier m’attend peut-être, et pour la seconde fois, à Tombouctou, ou je suis réputée illustre inconnue). Je téléphone au centre de distribution, distinct du bureau grand public où je me fais remettre les paquets et courriers recommandés. Le répondeur m’aiguille vers un autre numéro où sont traitées, m’apprend-t-il, les demandes relatives aux recommandés. Je donne tous les éléments à mon correspondant goguenard. Selon son système informatique, le courrier m’attend au bureau Sambre et Meuse depuis le 26. Après m’avoir fourni un nouveau numéro de téléphone à rappeler, auquel j’aurai le privilège de m’adresser à un responsable, ce monsieur, qui semble détecter dans mes phrases polies l’amorce d’une irritation, appelle lui-même mon bureau de quartier pour démêler le problème. Il me recontacte en m’informant que le courrier m’y attend.

Au guichet, la personne qui m’accueille ne trouve pas trace du numéro de référence dans le système d’information. En revanche, la lettre est bien là. Je crois rêver.

Au téléphone, j’ai glané le nom du responsable de la distribution. La coupe est pleine (car c’est loin d’être le premier incident postal, énumérer fatiguerait), je vais écrire…

Bien sûr j’aurais pu quitter le bureau en braillant que c’en est fini, la poste vient de perdre ma confiaaaannnnce !
Mais d’une part la dame du guichet a été charmante, d’autre part mon comité d’entreprise ne propose pas de cours d’improvisation théâtrale, dont j’aurais eu besoin – a minima – pour réaliser cette performance.

La lettre

Bianca Castafiore
1 rue Fernando Pessoa
75019 PARIS
Paris le 3 février 2004

à M. Duroy, directeur du
Centre de distribution du courrier
1 rue François Coppée
75019 Paris

Objet : Trois courriers recommandés sans avis

Monsieur le directeur,

Je vous prie de prendre connaissance des faits suivants :
- Mon banquier m’a prévenue le 21 janvier qu’un courrier recommandé qu’il m’a adressé lui a été retourné. Je n’avais pas reçu d’avis pour cette LR.
- Je lui ai demandé de m’envoyer à nouveau ce courrier – qui présente pour moi un caractère d’urgence et dont le contenu requiert un envoi recommandé.
- N’ayant encore rien reçu le 30 janvier, je l’ai rappelé et il m’a confirmé l’envoi de la LR la semaine précédente.
- J’ai donc téléphoné au Bureau Ricardo Reis qui m’a confirmé la présence d’une Lettre Recommandée qui m’est destinée et qui attend depuis le 26 janvier. Or je n’ai pas reçu d’avis cette fois non plus.
- Cette lettre en instance s’avère être autre chose : un envoi du syndic de copropriété. Pour celle-ci non plus je n’ai pas reçu d’avis. L’agent constate un grand nombre de plis en instance pour la même adresse : sans doute ne suis-je pas la seule à n’avoir pas reçu d’avis…
- L’agent demande le numéro de recommandé du courrier bancaire. J’ai donc fait une requête à mon agence bancaire.
- Le banquier me fournit ce jour le numéro suivant : RA123456789FR, et me lit au téléphone l’adresse d’expédition, qui est correcte. La date d’expédition est le 22/01/04.
- Je téléphone au 01 44 22 44 22 et donne tous ces éléments à mon correspondant. Selon son système informatique, le courrier m’attend au bureau Ricardo Reis depuis le 26/01. Après m’avoir fourni le numéro de téléphone de M. Sganarelle, il appelle lui-même le bureau Ricardo Reis pour démêler ce problème. Il me recontacte en m’informant que le courrier m’y attend.
- Au guichet, la personne qui m’accueille ne trouve pas trace du numéro de LR dans le système d’information. En revanche, la lettre est bien là.

Je vous demande donc de m’expliquer ces dysfonctionnements et de me dédommager pour le préjudice et les nombreuses démarches qu’ils m’occasionnent.
Puis-je espérer au plus vite une distribution correcte du courrier ? Dans cette attente, je vous prie d’agréer, Monsieur le directeur, mes salutations.

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Avertissement aux lecteurs :

Catégorie: Je l'ai lu, je l'ai entendu... — mis en ligne par carlotta @ 12:52 am

Je n’ai aucunement l’intention de faire “des critiques”, ou de faire “le critique”, exercice dont j’ai horreur. Pour moi, je ne conçois la lecture (et aussi l’écoute de la musique) que comme une activité ludique. Je ne ferai ici que vous rapporter mon sentiment sur mes lectures (et / ou l’écoute de CD à l’occasion), tout particulièrement sur les livres qui m’ont plu, en donnant quelques indications sur le contenu pour vous allécher ou vous permettre d’éviter si le sujet vous ennuie, mais si c’est dans la liste c’est que je peux le conseiller.

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Caresser le velours

Catégorie: Je l'ai lu, je l'ai entendu... — mis en ligne par carlotta @ 12:51 am

Sarah Waters
10/18 domaine étranger 591 p.

C’est l’histoire de Nancy, jeune fille anglaise du peuple à l’époque victorienne, qui découvre son homosexualité et le monde. Trois temps fort de sa vie, trois milieux très différents. Des personnages peu attachants en général, sauf l’héroïne (et encore) et sa dernière amie, mais une ambiance qui rappelle les grands romanciers anglais de cette époque, il y du Dickens revisité au féminisme là dedans.

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"La mort de la littérature : plutôt crever, oui." Pit Bernal

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