October 4, 2004

Papier peint n°8

Catégorie: Journaux et leur éditorial — mis en ligne par carlotta @ 11:00 pm

Ouvrir le numéro 8

Tout le grand Paris ne parle que de lui : le nouvel Attila. A Champs sur Marne, au carrefour Bolivar-Mathurin Moreau, à la Poterne des peupliers, quelque part vers Corentin Cariou… et la presse s’y met elle aussi :

www.emmanuel-bove.net : « Benoît Virot vient de de lancer avec deux amis le premier numéro d’une revue, Attila, vouée à la défense et à l’exploration des auteurs maudits, “mineurs”, oubliés ou mésestimés… Bove, Guérin, Gadenne, Mac Orlan, Isidore Isou sont au sommaire de ce n°0 (tiré à 1000 exemplaires et diffusé en librairies et à la criée, pour l’instant sur Paris essentiellement) »Le Figaro littéraire : «Il y a dans les seize pages grand format de cette revue imprimée sur papier jaune un ton vif et impertinent, dont nous n’avons jamais douté qu’il ne laisserait jamais de revenir dans les lettres françaises. Tournant le dos aux moeurs d’une presse infatuée et d’une critique menée par des flics payés à la ligne, les rédacteurs du Nouvel Attila célèbrent en liberté les écrivains qu’ils aiment et qu’ils lisent comme il convient, au hasard et souvent. » Sébastien Lapaque

Je vous le dis, le nouvel Attila, c’est de la balle. Le numéro hun arrive en octobre. A ne rater sous aucun prétexte.

pp8
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C’est le jour, on se lève !

Catégorie: Poésie — mis en ligne par carlotta @ 2:51 pm

Vouloir sonder non le besoin
mais la passion de se lever…
comme la surprise enfant où le temps du départ nous tenait éveillés avant l’aube, prêts à se ruer sur nos deux pieds dans l’attente indescriptible d’un ailleurs…

C’est le jour , on se lève !

Rameuter les chiens de la nuit aux fenêtres du grand large, détourner la tête et chemin faisant avancer le corps encore meurtri des bégaiements du soir !

C’est le jour , on se lève !

Immédiatement aux prises avec le jour, sur ses bords
en un éclair ramer vers les lointains

Se lever, un enchantement !
J’ai redressé les pierres de l’enceinte,
J’ai festoyé sur le banc là où se tord à nouveau l’horizon…

C’est le jour , on se lève !

J’ai cherché comme dans ce lieu du loup où bientôt
sur les rives de l’Attique s’attardaient ceux dont l’éloquence jamais ne prenait fin…

C’est le jour , on se lève !

Je cherche à dire quelque chose
Je fouille dans les paroles des autres d’où faire croître mon envol : Je souffle et le sommeil m’emporte

C’est le jour , on se lève !

Corinne Haddad, d’après l’expression de Sarah ( 3 ans ) : « C’est le jour , on se lève ! »

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Conscience sociale

Catégorie: Poésie — mis en ligne par carlotta @ 2:51 pm

La radio évoque
les 35 heures au passé
Cela me révolte

Lotte Char

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Rue du Jourdain

Catégorie: Poésie — mis en ligne par carlotta @ 2:50 pm

Un figuier ! contre la pierre
pierre désavouée où le chant s’est tu.

Feuilles, fruits perdus en lui,
retranchés des pas des cris du monde
Figuier vaincu, encerclé - Rue du Jourdain
un moment distrait - l’étendue du désert / Rouge

Onirique retour, figures de l’origine
Les eaux fortes d’une terre divisée
Les racines transparentes d’un trouble ancestral
Seule encore, juchée sur les terrasses
La jubilation devant la mer immense !

Corinne Haddad

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Conscience intime

Catégorie: Poésie — mis en ligne par carlotta @ 2:49 pm

Elle n’a pour s’ancrer dans la vie
ni aspiration métaphysique ni désir matériel fort.
Elle déroule son fil comme on déroule un conte,
en sachant toujours qu’elle peut, à chaque instant,
en changer le récit.
Sa vie est immuable et elle ne l’est pas.
Elle se sait éphémère
et ressent son éternité.

Cha

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Frais d’inscription

Catégorie: Chroniques urbaines — mis en ligne par carlotta @ 2:48 pm

J’ai eu au téléphone la fac et l’école qui me font tourner en bourrique. J’ai fini par comprendre ce qui suit : Il arrive que le montant de l’inscription universitaire varie entre fin juillet, où il faut envoyer la thune avec l’inscription, et septembre. Ainsi, au lieu de demander la différence, “ils” préfèrent rendre le chèque de juillet contre un autre au montant exact. Pourquoi pas. Sauf que par deux fois Gérald m’a réclamé un chèque exactement du même montant que celui déjà payé. La première fois, j’ai dit que je l’avais déjà envoyé, et la seconde, il a pas su m’expliquer pourquoi il insistait, et soutenu qu’il fallait quand même que j’en envoie un second.
Bref, ces nuls ont même pas vérifié que le montant n’a pas changé et ont demandé aux gosses un chèque de remplacement du même montant. Il a fallu que je passe précisément 4 coups de fil pour comprendre, et que mon interlocutrice finale comprenne cette situation kafkaïenne et me dise très gentiment, primo que je n’ai rien à envoyer, secundo, qu’elle va convoquer Gérald pour lui rendre mon chèque pour qu’il le remette à l’administration de l’université de Trifouillis.

Cha

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Varsovie Episode XII

Catégorie: Varsovie — mis en ligne par carlotta @ 2:46 pm

Kovrotiev, que l’élégant secrétaire venait d’expulser du bureau de Noé, s’était résolu à passer par le couloir bondé d’opérateurs affolés. Certains étaient assis par terre, en sueur et résignés à ne plus chercher à comprendre les ordres qui leurs parvenaient du secrétariat ; d’autres, sur le rebord des fenêtres, discutaient bruyamment et n’écoutaient même plus les annonces. Les plus paniqués, bardés de dossiers, essayaient maladroitement de se frayer un chemin dans la cohue. D’autres encore sortaient, chancelants, du secrétariat et jetaient, de leurs yeux exorbités, un regard désabusé sur leurs collègues. Les dossiers, les classeurs, les pochettes et autres chemises cartonnées, pleins de fiches, de feuillets, de rapports et autres documents concernant les procédures du matin, à l’exception notable de celles adressées au service de monsieur Charicov, au lieu de passer simplement par le secrétariat, s’entassaient là, et obstruaient sérieusement l’accès au hall d’entrée. Elles étaient toutes revenues des services, non pas sous forme de simples accusés de réception, mais en entier, la plupart portant simplement la mention : « Chef de service absent » ; certaines étaient poliment annotées « vous renvoie le tout pour contrôle disciplinaire, bon courage ».
Les secrétaires qui refusaient obstinément de quitter leur poste, ne serait-ce que pour aller aux toilettes, quand ils virent revenir toute la paperasse, se décidèrent par téléphone à donner le même ordre : « remettre l’ensemble des documents à leurs places d’origine ».
Le secrétaire Kovrotiev passa, d’un pas furtif, jusqu’à son bureau. Il retira sa ceinture et ouvrit son registre de courrier. Il passa son bras jusqu’au fond du tiroir et en sortit une paire de bretelles qu’il enfila avant de retirer sa cravate. Il sortit tout aussi furtivement de son bureau, et rallongea son chemin par la coursive dérobée qui menait plus calmement à la bibliothèque. Là, les trois secrétaires, chacun leur tour, allaient au secrétariat, puis revenaient à la table depuis une bonne heure.
Sobakévitch, le secrétaire au dossier beige, était encore en train d’écouter à la porte du bureau de l’administrateur Noé quand son collègue trapu entra. A la table, plongé dans des mots croisés, Dolokov semblait simplement attendre qu’on le dérange, ou tout du moins qu’on lui demande son avis. En face de lui, le petit Hansen essayait confusément de saisir les formes les plus sentencieuses de sa lettre de démission. Il s’était disputé quelques minutes auparavant avec Dolokov. Il sembla royalement ignorer Kovrotiev qui s’assit rapidement, regarda un instant Hansen, puis s’adressa à Dolokov tout en rapprochant sa chaise.
« Alors, il a explosé ? » Tout en affichant un air inquiet et déçu à la vue de Sobakevitch. « Non, il fait rien !
- Sobakevitch attend depuis cinq minutes, on va manger où ?
- Chez Blanchard ? »
Ils se tournèrent ensemble vers Hansen qui, finissant une phrase dont il était visiblement fier, releva les yeux de sa feuille et leur jeta un regard méprisant.
« Vous allez manger où vous voulez, je ne veux plus rien à voir à faire avec vos saloperies. » Dolokov resta impassible, à poser son regard badin qui semblait dire « qu’est ce que tu attends alors ? » sur le petit Hansen qui devait plus son affectation à son père qu’à ses capacités d’organisation du courrier. (Kovrotiev suggéra même de ne pas le mettre dans la confidence, prétendant qu’il n’y verrait que du feu. Mais Sobakevitch, la pire espèce de fainéant qu’on ait vue dans les services de la PH, avait insisté et n’avait d’ailleurs pas laissé le choix à ses complices).
Le petit Hansen se leva, défiant Kovrotiev puis Dolokov du regard, et disparut au coin du rayonnage. Kovrotiev prit un air contenté.
« Le secrétariat est dans le chaos.
- Normal, ce connard de premier attaché a rameuté les chefs de tous les services au cabinet. Du pur vice. En plus de notre petite grève du zèle, ça doit être l’enfer. »
Malgré son rang de simple secrétaire, Dolokov s’estimait plus malin que la plupart de ses supérieurs. Ses lamentables états de service, notamment en matière disciplinaire, lui semblaient être la seule raison valable à sa médiocre affectation. Quand il était saoul, il se vantait, à juste titre, d’être le nom le plus récurrent de la jurisprudence rendue par les attachés au cabinet du potent Langevin. Il divaguait parfois, prétendant que ce dernier connaissait son nom mieux que celui de l’administrateur principal. Retards, absences, évidemment ; présence erratique, irrégularités en tous genres, bien entendu ; mais aussi, état d’ébriété, exhibitionnisme, menaces incompréhensibles, lui valurent sa récente affectation au service de l’administrateur principal Noé. Contre toute attente de son ancienne hiérarchie, il y perdit sa réputation de perturbateur arrogant, gouailleur et indéfectiblement irresponsable. Certains se félicitèrent du sain ascendant qu’avait pris le vieux Kovrotiev sur lui. D’aucuns s’étaient même mis en tête que Dolokov allait prochainement être réhabilité. Idée tout à fait stupide tant Dolokov semblait s’être parfaitement intégré à son nouvel environnement. Il gérait avec Kovrotiev le secrétariat de manière quasi autonome, n’entretenant de rapports de vive voix avec l’administrateur principal qu’en de très rares occasions, notamment lorsque l’élégant secrétaire Elois J. était absent.
L’un et l’autre portaient en profond mépris les agents du collège exécutif et ils n’hésitaient pas à faire montre de condescendance à l’endroit des « bretelles ». Kovrotiev goûtait tout particulièrement les remontrances désagréables et les blagues grivoises. Dolokov préférait simplement faire tourner en bourrique les opérateurs par des ordres contradictoires ou redondants.
Sobrakevich, d’un pas lent et fatigué, revint à la table. Il passa un regard las et vaguement interrogateur sur la place vide du petit Hansen avant de s’affaler sur sa chaise. « Ca y est », il détachait les syllabes d’un ton blasé, « Elois nous charge.
- Ferdinand marche ?
- Je sais pas, je suis fatigué d’écouter à la porte. Où est Hansen ?
- Il démissionne, apparemment il avait quelque chose à se reprocher. » Dolokov allongea un large sourire accompli.
« Comment, c’est à cause de lui ! »
Non, ce n’était pas à cause du petit Hansen, mais Dolokov épargna au Pauvre Sobakevich une trop longue explication. Il se contenta de répondre que le « piston du petit Hansen » avait été « éventé », que Lautréamont en prit ombrage, qu’il s’agissait probablement de la cause de l’altercation téléphonique d’hier, et que tout serait réglé demain.
Kovrotiev écoutait silencieux, mais exultait intérieurement. Depuis qu’il avait fait sa rencontre, il avait toujours été fasciné par le don que s’était révélé Dolokov pour le mensonge. Il disait parfois de ses propos qu’ils étaient « machiavélo-méphistophélétiques », c’est d’ailleurs pour cela qu’il s’arrangeait pour ne jamais l’avoir dans son dos. Il n’exultait pourtant pas autant que Dolokov, qui, se tournant vers lui, cherchant à le pénétrer du regard, se réjouissait d’avoir fait la nique à un roublard aussi aguerri que le vieux Kov.
L’avertissement de la veille avait réanimé le feu de méchanceté qui lui brûlait les entrailles. Il avait agit d’abord par révolte, contre l’inanité de la mutation d’Hansen, par méchanceté Dolokov préféra laisser le hasard alphabétique choisir. Puis par vengeance, contre le ton inadmissible qu’avait osé prendre Jinon, en imitant son humour délétère. Enfin, la méchanceté pure, contre quelqu’un qui vous veut du bien, qui cherche à obtenir votre confiance, simplement pour saisir l’occasion qui se présentait de prendre le vieux Kov à son propre jeu, en imitant sa signature au bas du faux 6701. Dolokov mesurait combien la méchanceté pouvait être d’un ressort pernicieux.

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Varsovie Epilogue

Catégorie: Varsovie — mis en ligne par carlotta @ 2:45 pm

On ne découvrit jamais que la mutation de Desclos et le 6701 incriminés étaient de la main de Dolokov.
Outre les événements précédemment décrits cette mutation eut pour conséquence de provoquer l’ire du Général Hansen-Duéclos qui ne comprenait pas pourquoi le poste n’était pas revenu à son imbécile de rejeton. Lequel, pensant sincèrement être personnellement responsable du contrôle disciplinaire, démissionna.
Le Potent Langevin n’accorda pas d’entrevue à l’administrateur Jinon qui, s’étant rendu compte qu’il n’avait pas muté le bon « piston », avait essayé de rattraper le coup. Celui-ci, consécutivement au Contrôle Disciplinaire, se vit notifier sa mise sous réserve administrative ainsi que son transfert aux archives.
On découvrit en outre pourquoi le service du chef Charikov n’accorda aucune valeur au dit Contrôle Disciplinaire. Plusieurs opérateurs témoignèrent, qu’arrivé de fort méchante humeur, le Chef de Service, apprenant qu’il avait vingt minutes de retard à la réunion du premier attaché Lautréamont, aboya distinctement qu’il ne voulait « plus jamais entendre parler de cet énorme connard ».
Sur le conseil d’Anckovich, Elois téléphona au bureau du premier attaché pour rapporter le comportement étrange de ses collègues. On sait comment il fut accueilli par Anatoli.
La journée « chaises mortes » était organisée par un syndicat minoritaire, en hommage à monsieur Bolk, qui, selon un entrefilet du « Merle Blanc » du lendemain, avait passé toute son exemplaire carrière de syndicaliste ainsi.
Dans la soirée Anckovich découvrit la signification des noms des drôles de procédures que signait Kovrotiev. Malheureusement son interlocuteur, qui préfère (on comprend quand on le connaît) rester anonyme, ne put s’étendre sur la corrélation avec des personnages de feuilleton.

Fin de la première partie

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La pâtisserie du Mont Saint Michel

Catégorie: Collisions — mis en ligne par carlotta @ 2:44 pm

Mon pied se pose dans une grande flaque d’écume de mer échouée et c’est comme si je marchais dans ce fromage blanc aéré, dont j’ignore le nom précis, que propose depuis quelques années l’industrie agro-alimentaire. Plus loin, un léger enfoncement dans le sable à peine humide et très finement spongieux avant que, très vite, mon pied soit arrêté par un sol affermi du fait du tassement, m’évoque une génoise tendre et moelleuse. Là où le sable a séché davantage, il s’agit de meringue fraîche : le talon perce une fine croûte friable avant de s’enfoncer dans du sable sec et presque froid. Si j’enfonce tout à coup à mi-mollet dans la vase, et que ce déséquilibre entraîne un pas en avant qui m’emprisonne, il faut tirer, pour que le premier pied, puis l’autre, se dégagent avec un bruit de succion, comme d’une pâte à gâteau arrivée au point qu’elle fait des rubans épais. Grises et pâtissières sont les grèves que je traverse et le vent me grise.

Cha

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Feu de paille

Catégorie: Chroniques intimes — mis en ligne par carlotta @ 2:42 pm

L’air était tiède et d’une moiteur pénétrante ; on pouvait sentir comme en rêve la sueur se mêler au sang et empreindre chaque globule d’une fine pellicule graisseuse et lubrifiante. Son cœur battait la javanaise et chaque salve sanguinaire le traversant lui procurait une décharge de plaisir toujours mêlée à la souffrance d’être seul. La lourdeur implacable des bons soirs de juin murait la fenêtre pourtant grande ouverte, et le soleil agonisant récitait toutes les couleurs de son vocabulaire en un angélus kaléidoscopique. Son sexe gisait suffocant entre ses jambes transi par l’effroi. Il tourna le dos à la nuit naissante, essuya le sperme sur son ventre et observa pour la première fois la femme qui gisait dans son lit. Il se saisit du drap auréolé de blancheurs lactées et la recouvrit presque tendrement. Elle poussa un petit soupir animal et, frissonnant déjà, exprima de tout son corps le besoin d’être réchauffée. Dédaignant son attente il sortit du lit telle une ombre fuyante, emprunta l’escalier, ouvrit le tiroir de son bureau, en sorti un revolver et se tira une balle dans la tête.
Au moment du déclic il entendit frapper à la porte d’entrée. Il se posa alors la question pertinente de savoir si le bruit venait de son imagination ou s’il avait tout simplement imaginé ce bruit…
Ne parvenant à élucider le problème, il reposa le calibre encore chaud et vibrionnant sur son plan de travail et parcourut à quatre pattes la distance qui le séparait du corridor. Arrivant près du toréador en cire que lui avait offert la municipalité il se souvint qu’il haïssait les chiens andalous, aboya trois fois et se leva pour observer par le judas. Appliquant sa cornée à l’embouchure optique il entra son doigt dans la serrure et plaqua tout son corps nu contre le bois de la porte.
C’est à ce moment qu’il vit pour la première fois un petit faon avec sa mère au fond des bois.

Phil Barbero

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"La mort de la littérature : plutôt crever, oui." Pit Bernal

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