Papier peint n°13
En ce mois anniversaire de Papier peint se tient la journée de la femme. Chaque année je l’entends tournée en dérision. Ca me déplaît. En effet, si les femmes représentent plus de la moitié de la population de ce pays, elles n’en restent pas moins une exception au regard du traitement que ses habitants se réservent entre eux. Ils ont souhaité naître libres et égaux en droit. Ils l’ont institutionnalisé. Mais pour les femmes, ça ne marche pas si bien. L’ascenseur social fonctionne au ralenti. La rigidité d’une culture masculine les entrave. Si les raideurs physiologiques de ces messieurs restent un plaisir de choix – pas question de jeter le bébé avec l’eau du bain – le carcan dans lequel leur position de pouvoir entrave les femmes n’est pas encore brisé. Pourtant les vieux arguments, maternité, faiblesse, bêtise, sont tombés un à un : seule une mauvaise foi crasse permet à certains de continuer à les soutenir. Il nous appartient, à nous les femmes, de faire changer cet état de choses. Si certains hommes ont déjà fait une partie du chemin, en nous reconnaissant pour les personnes que nous sommes, nous ne pouvons pas compter que notre juste place nous sera donnée. A nous de la prendre.