January 2, 2006

Papier peint n°23

Catégorie: Journaux et leur éditorial — mis en ligne par carlotta @ 12:09 pm

Ouvrir le numéro 23

Le Prix Lycanthrope 2006 va à « Harengs frits au sang », de Jean Duperray. Les Minutes chaufournières du Lycanthrope 2006 sont consignées dans le supplément que vous trouverez en fin de journal. Jumeau du Prix Nocturne dont l’objectif est de faire renaître « un ouvrage oublié, d’inspiration insolite ou fantastique », le Prix Lycanthrope, qui évoque le réveil nocturne de forces sauvages et irrépressibles, est attribué par un jury de lecteurs. Il récompense un livre choisi parmi les mêmes candidats. Pas le même.

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Le livre de dessin de Juliette

Catégorie: Le livre de dessin de Juliette — mis en ligne par carlotta @ 12:08 pm

Page 12 – Marie

lj12

FIN

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Mamre

Catégorie: Poésie — mis en ligne par carlotta @ 12:07 pm

Si, quand on y pense on pleure
autant que les étoiles du ciel !
Compte-les à la hache,
à la hache les grains de la grenade !
Ils glanent le silence des noms,
sans cesse en enfilade
à la hache !

Va, va vers la terre que je te ferai voir !
mon corps, ma besace
parcourus de tous les chênes de Mamre
en ce temps vivant des noms !!!

Corinne Haddad

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Souvenez-vous :

Catégorie: Poésie — mis en ligne par carlotta @ 12:06 pm

Un vestige, un rappel, un écho troublé de s’être tu,
souvenez vous, il vibrait tel mille cloches enflammées de mérites,
mire sinistre des espoirs déchus.
Un ange sous ma paupière, éclats occultes et réguliers,
souvenez-vous, ici criaient cent oiseaux enchaînés.
Une boucle de souffle et pfuit !
Disparus.

Zo

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200405 :

Catégorie: Poésie — mis en ligne par carlotta @ 12:06 pm

tu te souviens bien
moi de rien,
ce qui arrivé
arriva
etcete etcetera.
toi moi, moites,
le goût de tous les mercures
tu te souviens bien,
et moi pas.

vaseux de larmes
je m’ébroue et d’effroi,
hurle une tempête
sur ta gorge nouée d’abats.

je m’en souviens,
et toi pas,
avoir vu tes yeux
qui ne bougeaient pas.

et d’une perle diluer la toile
briser le souvenir,
m’enfuir de toi.

Zo

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La genèse d’une embrouille sans nom - Episode 2 : Zack

Catégorie: Incroyable feuilleton d'Arthur — mis en ligne par carlotta @ 12:04 pm

” Abruti, tu peux pas penser au conséquences de ce que tu fais !
- Putain ! Comment je pouvais me douter que ce type était un flic ?
- T’es vraiment con…
- Et c’était qu’un petit coup sur le nez…
- Tu lui a éclaté le nez et la moitié de la tronche avec et tu appelles ça un petit coup ?
- C’est pas ma faute s’il est fragile…
- Putain, mais qu’est-ce que je fous avec un abruti pareil ?
- Bon c’est pas le tout, mais faut penser à trouver une solution pour s’en sortir maintenant.”
Une ruelle du XIIe arrondissement.
Une voiture de police passe dans l’avenue sans les voir.
” Oh, les gars ! lance Julie, j’ai peut-être une solution.
- Maintenant, on n’a plus rien à perdre, vas-y, on t’écoute.
- Les égouts. Si on y reste pas trop longtemps, personne n’en saura rien.
- Hmmm, ça me plaît pas beaucoup, m’enfin, maintenant que cet abruti a tout fichu par terre…
- Bon, on va pas y passer la nuit, c’est parti, dit-elle en ouvrant la bouche d’égout, on passe la Seine et on remonte, ça devrait marcher.
- Je le sens mal ton truc…
- C’est pas le moment de chipoter…”
Ils s’engagent dans le conduit.
” Ca pue ici, constate Zack.
- Pas autant que quand tu dors après t’être murgé, gros lard.
- Toi, ta gueule ! Mr je-sais-…
- Putain, Vous allez la fermer! Ca résonne ici.”

Ils avancent silencieusement sur quelques centaines de mètres.
” Bon on remonte. ”
Elle ouvre une plaque au-dessus d’eux, jette un rapide coup d’oeil et leur fait signe de monter.
Un débarras, un genre de fourre-tout.
” Hey, Julie. On est où ? demanda Zack
- Je sais pas trop, quelque part dans le XIIIe, en plein dans le quartier chinois je crois.
- Et maintenant ? Qu’est-ce qu’on fout ?
- On essaye de voir où on est et si la merde que tu as foutu nous a pas suivi jusqu’ici, j’ai répondu.
- Bordel, vous arrêtez jamais tous les deux ? … Je crois qu’on est dans une école, un collège ou un lycée probablement.
- Cool ! Y a qu’à en sortir.
- Ouais, vaut mieux qu’on se dépêche. Je pars en éclaireur.”

Arthur

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La genèse d’une embrouille sans nom - Episode 3 : Julie

Catégorie: Incroyable feuilleton d'Arthur — mis en ligne par carlotta @ 12:03 pm

Avec les deux mongolos derrière elle se sent mieux. Où qu’ils aillent, Zack fout la merde et Ivan l’engueule, mais au fond elle s’ennuie rarement avec eux.
Elle s’engage dans la cour après avoir jeté un rapide coup d’oeil. Elle traverse la cour en vitesse mais un homme l’interpelle.
” Hé, Qui êtes-vous ?
- Euh, je cherche la sortie en fait.
- Vous êtes un parent d’élève ? Je ne vous ai jamais vue ici.
- En fait je suis la grande soeur d’un élève, je lui apportais des affaires qu’il avait oubliées.
- Il est en quelle classe ?
- Euh… en seconde B
- Ici nous numérotons les classes il n’y a pas de seconde B. Qui-êtes-vous ?
*merde*
- Sortez d’ici tout de suite, vous n’avez pas le droit d’être ici.
- Oui, oui…

Elle sort de l’établissement et m’appelle immédiatement : ” Fix, c’est la merde, un surveillant m’a surpris, j’ai dû sortir, dégagez vite.
- Ok, on sort en vitesse, on se retrouve plus tard.
- Ok, à plus tard.”
A peine a-t-elle raccroché que la sonnerie de l’école retentit.
*Tous les gosses vont les voir… Ils sont mal barrés. Faut que je les sorte de là, ils sont foutus de pas s’en sortir.*
Elle commençait à faire le tour du bâtiment quand elle a aperçu une voiture de police s’arrêter devant la porte de l’école et quatre flics armés entrer.

” Putain… là, ils sont foutus, ils ont pas perdus de temps ces crétins de flics et l’autre pion a dû les prévenir alors qu’on était déjà recherchés…”
Elle essaye de les rapeller sans succès. Elle vérifie discrètement son flingue, s’assurant qu’il était chargé et armé.

Arthur

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La genèse d’une embrouille sans nom - Episode 4 : Fix

Catégorie: Incroyable feuilleton d'Arthur — mis en ligne par carlotta @ 12:02 pm

Ils passaient dans la cour quand la sonnerie a retenti. Les élèves sont sortis instantanément leur jetant des regards surpris. Un flic entre dans la cour.
“Bordel ! Ils sont déjà là ! Vite par là !”
Ils se lancent dans un couloir au hasard et grimpent un escalier.
Ils déboulent dans une salle. Une salle qui aurait dû être vide. Trente paires d’yeux sont fixés sur eux.

“Oui ?” dit le prof visiblement surpris
” Ils sont au bout du couloir, dit Zack en fermant la porte.
- Ok, ça devient sérieux, on déterre la hache de guerre.
- Elle était enterrée ?
- T’es trop con, j’ai dit en sortant mon flingue, occupe-toi de la porte.”

Je jette un oeil par la fenêtre. Premier étage… On peut sans doute se servir des rideaux pour descendre sans se faire trop mal. Zack tire dans la porte. Quelqu’un a crié de l’autre côté. Zack sourit.
” Dégagez ! On a des otages.”
Les élèves se jettent sous leurs tables.
Zack attrape un pupitre et le met devant la porte. Il en remet un pour être sûr.
” T’as une idée? Parce qu’on va pas tenir longtemps là…”
” Ouais… peut-être, on peut sortir mais je sais pas comment on se barre une fois dans la rue.”

Arthur

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D’homme à ombre

Catégorie: Chroniques urbaines — mis en ligne par carlotta @ 12:00 pm

Je passe souvent plusieurs heures ainsi, sans bouger, à observer mon ombre au soleil, ou dessinée sous un réverbère, sur le bitume rose-vomi du trottoir des rues.
Les feuilles mortes roulées en cigares me font sur les parterres de novembre de jolies anglaises brunes, les ampoules orangées scindent en éventail de multiples propositions d’ombres, inventaire pale et mouvant, mais seule la mienne, noire profonde, reste stable au pied des poteaux vérolés.
Je reste debout, comme cela, des heures, regardant ce qui se mêle de mes pieds à mon ombre, sans bouger. Dans mon walkman j’écoute le silence, le souffle, en boucle, d’une cassette vierge.

J’aimerais jouir du serein scepticisme d’un Waldo ou d’un Walden, naviguer d’idées en concepts, d’années en années, avec une plume libre qui zibaldone au vent de la marge, jouir d’un savoir qui ne s’effraie pas de ce qui lui échappe ( bien que comprendre soit toujours plus important que savoir ), d’une ambition qui ne se flatte pas d’être vorace, d’une richesse qui ne soit avare ni de ses comptes ni de ses débordements, glacial enfin comme le feu noir de Zarathoustra, solaire comme une clef de paradis.
J’aimerais… ces mots, ces auteurs, ces titres, traces de perles sur un fil ténu comme mon ombre à mes pieds.
Je lève la tête.

Les tours dressées en ville sont-elles autre chose que métaphoriques, phalliques ?
Voilà pourquoi on ne construit plus d’atrium, on les déteste ; ces simili partouzes effrayeraient les branleurs réunis au cœur des villes, seuls et alignés, crachant nos rêves au ciel en semence morte.
Mon ombre aussi doit être masturbatoire, après tout, elle ne quitte jamais le bout de mes doigts, reste continuellement tendue, dressée entre mes jambes ; et quant je suis debout, elle vise l’horizon perdu avec ma tête fuyante en corolle obtuse.
Je ne la perd pas des yeux. Elle ne me perd pas non plus. Elle court dans mon dos si je me retourne.

Si rien n’est sans raison, qu’elle est celle de l’homme ? Jusqu’où va la gratuité, le non-sens, l’absurdité vaine de notre existence ? Moi ça sera à mes pieds, ici, le spectacle du spectacle du spectacle du spectacle du spectacle s’arrête car je pense, ici, je suis, face à la meilleur définition de mon être, à mes pieds, mon ombre, et les dessins de la ville qui la décorent sans but.

Je baisse les yeux, et mon ombre lève la tête.
Mon ombre, c’est mon nègre.
Mon ombre, c’est mon règne.

Zo

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Propos de récré

Catégorie: Chroniques urbaines — mis en ligne par carlotta @ 11:58 am

- Hé, Microbe !
- Dis donc, je m’appelle pas « Microbe » !
- Ah bon ? Je croyais.
- Fais pas semblant, tu sais bien que mon nom c’est « Basile » ! Si tu continues, je te jure, je te perfore les veines avec mon stylo-plume ! Et vu ce que j’ai mis dans la cartouche, ce « Microbe » là, tu peux être sûr qu’il te lâchera pas de sitôt !
Si tu savais d’où je viens et qui sont mes ancêtres, tu en resterais comme deux ronds de flan. Amibe, va !
Mais j’ai pas le temps de te raconter, y a la fin de la récré qui sonne.
T’as vu sur le menu, à midi, c’est du poulet à la cantine ! Tu devrais te méfier !
- Pourquoi ?
- Parce que ton pilon, avec mon mélange si tu continues tes conneries, il va te faire tout drôle ! Tu vas pouvoir appeler ta mère ! Bon, alors, comment je m’appelle ?
- Euh… Basile de Koch.

Perrine Detoeuf

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"La mort de la littérature : plutôt crever, oui." Pit Bernal

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