December 4, 2006

Catégorie: Journaux et leur éditorial — | — mis en ligne par carlotta @ 2:30 pm

Ouvrir le numéro 34

Papier peinturlurer un blog c’était une bonne idée puisque chaque jour une dizaine d’internautes viennent s’égarer dans la tabacaria. Il s’installe en voisin, le méchant et magnifique Zo, www.sowatclub.com. Subversif point com où rien n’est à vendre.

Actualité brûlante ce mois-ci puisque après l’énigmatique Prix Nocturne, à la pleine lune et au terme d’un furieux duplex Paris-Orthez, le Prix Lycanthrope, créatif plagiat du premier, vient d’être décerné. Il va à Amy Hempel pour « Aux portes du royaume animal » qu’on peut découvrir sur Le nouvel Attila. Les minutes arrivent à la minute, je vous les livre en supplément.

PP34

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A contre coeur

Catégorie: Poésie — mis en ligne par carlotta @ 2:29 pm

Ce ne sont pas nos pieds qui nous mènent
pendus, emmitouflés ou rapiécés
sans la fougue, mélancolique
le trou au beau milieu du coeur,
n’avance pas à contre courant
sans voir, rien qu’un soupçon
ce goût du jour rien qu’à toi
que tu partages parfois,
l’infatigable ennui, on crève
on passe, on recommence.
Ce ne sont pas nos pieds qui nous mènent, étrangers
qui errent, reconnus à la dérive, leur détresse
au coin disparue et pourtant
ce sont eux qui savent, immobiles
goûter à la manière de l’ombre
la saveur de l’autre monde.

Corinne Haddad

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Too Loose

Catégorie: Poésie — mis en ligne par carlotta @ 2:29 pm

Ce n’était ni Prague ni l’Italie, près des quais, attentif à la lente coulée du fleuve,
on passait et les berges s’allumaient au point que même dispersée,comblée par la lumière
l’abandon se faisait plus terrible,
perdue, trop perdue de ne pouvoir rien demander
ni le chemin, ni l’ombre d’une accolade
un mot comme une main qui serre, loin du vide encombrant
du poids des autres, de cette attente qu’on ne sait distinguer de la peur.
Trop perdue, le visage d’une enfance ignorée dans le coin du parc : cet arbre immense
déployé à pas plus petits, l’abri, l’abri de soi, l’abri surtout.
Ce n’était ni Prague, ni l’Italie, la mer en septembre ce doux flottement
et au fond des narines : parfumé le vent ramassé dans le souvenir.
Pourtant, la zone libre en ses souterrains nous tenait la tête enfouie devant ce que nous croyions la distance aiguë,
le désir de voir
enfin débarrassé de cet objet insignifiant qu’on appelle le moi, le moi perdu
pulvérisé, dépassé, troué erré jusqu’à ce centre introuvable.
Je suis ce chemin impraticable, la fatigue en terre aride au point que j’exulte
à l’idée qu’avant avant tous les mots les images obsédantes
se creuse le silence avant avant avant.

Corinne Haddad

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It’s getting weird

Catégorie: Incroyable feuilleton d'Arthur — mis en ligne par carlotta @ 2:28 pm

Le lieutenant Thabord est du genre rationnel. Profondément rationnel. Il ne jure que par la logique et la physique. Tout a forcément une explication. Même la lettre.
Depuis quelques minutes, il doute. Les symboles trouvés sur la plage près du dernier meurtre ne peuvent être qu’une fausse piste laissée volontairement. C’est logique. Malgré tout le talent déployé pour les graver à même la roche aussi nettement, ça devait nécessairement être une signature. Ou un délire mystique. Au pire. Rien de très concret à creuser. Il sait qui est coupable. Quelle arme a été utilisée. Combien de balles ont été tirées. Il ne lui manque qu’un mobile. Quoique ça ne soit que par curiosité. Il lui faut mettre la main sur les meurtriers. Un point c’est tout. Ne pas se mouiller dans cette histoire de fous. Furieux même.
La lettre l’a guidé dans les Alpes. En Suisse ? En Italie ? En France ? Il n’en sait rien. Pour ce qu’il en sait il pourrait aussi bien être en Autriche qu’il ne verrait aucune différence. Un de ces coins de montagne tellement isolé et propre qu’il en viendrait presque à croire que la pollution n’est qu’une vaste blague. Il a dû marcher presque une heure pour venir ici. Une bicoque de pâturage, pratiquement en ruine. Pas moyen d’en trouver la trace où qu’il aille. Cette maison n’existe pas. Tout simplement. Il a demandé au village où il a laissé sa voiture. Rien de bien bon. Des commérages de villageois craintifs qui croient encore au grand méchant loup. Qui confondent planque de terroristes et sorcellerie.
Il n’aime pas beaucoup la montagne. C’est un citadin. Un parisien d’un bout à l’autre de sa cigarette. Tout a l’air vieux dans la campagne. S’il s’est cru au Moyen-âge en parlant à des paysans superstitieux, maintenant il se demande s’il n’est pas tombé plus bas encore. Sur tout le trajet il a pesté contre les croyants. Du premier des chrétiens au dernier des païens. Il les hait. Tous.
Depuis qu’il est au milieu de ruines, il doute. Des runes tapissent les murs. Mêmes caractères, même facture indéfinissable. Il se dit régulièrement que ça n’est qu’une symbolique. A chaque fois qu’il sent une ombre lui tourner autour, il sait que non.
Il aimerait se dire que ça n’est que son imagination. Il sait que c’est faux. Il déteste ça. Il ne veut pas craquer face à des peurs irrationnelles. Il est du genre cartésien et compte bien continuer à l’être encore un bon moment. N’empêche qu’il flippe. Il se retourne trop souvent maintenant. Il a peur. Vraiment peur. Quelque chose l’observe. Quelque chose de physique. Trop physique pour être un rêve. Des sueurs froides. Il veut se concentrer pour analyser le lieu. Trouver des indices. Savoir pourquoi on l’a mené ici. Il veut bouger. Arrêter d’avoir peur. Penser que tout va bien. Que le monde est rationnel et pourri. Il veut son train-train. Il veut sa vie. Il veut se souvenir de tout ça comme d’un cauchemar.
Il court. Il court loin. Entre les rochers, il court. Il trébuche. Il se relève. Il perd son paquet de clopes. Il s’en fout, il court. Il fuit. L’enfer n’est pas à ses trousses. Le soleil brille. Juillet va sur sa fin. C’est un bel été et la montagne est verte. Il ne se retourne pas. Il ne veut pas penser à tout ça. Il sait que ça lui laisse une chance de ne plus jamais se rendre compte que le monde n’a rien de rationnel. Il sait qu’il a probablement tort. Il s’en fout. C’est ce qu’il pense et rien au monde ne le fera quitter la sécurité d’une vérité ancrée au fond de lui. Sauf la proximité de la mort. Il a réussi toute sa vie à fuir la mort. Il a réussi toute sa vie à rejeter l’irrationnel avec elle. Il a senti sa forteresse s’effriter. Il croit l’avoir sauvée. Il croit pouvoir reléguer tout ça au rang de cauchemar. D’hallucination. Peut-être même qu’il pensera que le manque d’oxygène y était pour quelque chose. Ou qu’une spore lui a faussé les sens.
Au village, il achète des cigarettes à l’épicerie-tabac-boulangerie. Il en grille une à peine sorti. Il fait chaud. Sa clope est dégueu. Il est heureux. Ses soucis partent en fumée. Il est heureux de pouvoir se dire qu’il fume une saloperie. Qu’il en crèvera peut-être. Qu’il doit faire attention à sa consommation. Il sait que ses habitudes mentales tiendront le choc. Un jour, il oubliera l’existence de cet endroit. De cette affaire. Et tout ira bien.
Il reste longtemps sur un banc à bronzer. Il aime la vie. Définitivement.
Dans sa boîte à gants, une lettre attend sagement de se rappeler à son bon souvenir. Et son monde s’effondrera à nouveau.

Arthur

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Le yéti d’Albi - Samedi. 20h00.

Catégorie: Le Yéti d'Albi — mis en ligne par carlotta @ 2:26 pm

Depuis qu’il avait proposé à son beau-frère de travailler au bar à temps plein, Féfé retrouvait un peu le temps de vivre.
Antonio, surpris comme de nombreux ouvriers par la fermeture de son usine, n’avait eu d’autre choix que de se reconvertir par étapes successives, jusqu’à s’adapter à la vente de boissons en famille.
Sa sobriété coutumière restait un gage de survie dans cette profession exposée aux périls de la surconsommation d’alcool, ce qui faisait accessoirement de Féfé un patron serein.
Conséquemment, il pouvait s’octroyer de temps à autre une journée de liberté voire une petite escapade en toute tranquillité. Il savait son bar tenu de main de maître en son absence et faisait une confiance absolue à son second, ainsi qu’il aimait à le présenter aux fournisseurs.
Une serveuse à temps partiel venait compléter le dispositif lorsque le patron souhaitait prendre un peu l’air.
Il arrivait même que Juliette, la demi-sœur de Féfé, vienne prêter main forte dans les grandes occasions. Ceci restait exceptionnel car l’ambiance enfumée et bruyante du Café des Berges ne convenait que fort peu à Juliette qui lui préférait l’atmosphère douce et paisible de l’ancienne ferme où elle vivait.
A la suite de son licenciement, Antonio avait bénéficié de l’assistance technique et des « bons plans » de Gonzalve afin d’obtenir le meilleur dédommagement possible de la part de son employeur. Il avait relativement bien réussi, et sur les conseils avisés de Juliette, s’était décidé à investir dans la pierre la totalité de ses indemnités. La perspective de posséder un toit avec un lopin de terre autour motivait fortement Juliette et avait contribué de façon certaine à la conversion rapide d’Antonio aux placements immobiliers.
Depuis, ils coulaient des jours heureux, que seule la mort de la belle Odile était venue obscurcir.
Juliette ne supportait pas de voir son frère s’enfoncer dans la dépression et c’est presque sans ménagement qu’elle l’avait poussé hors de son bar afin qu’il se libère des pensées sinistres qui l’habitaient.
L’épisode de la tentative de pendaison et son échec avait fait l’objet d’un rapport circonstancié de la part d’Apolline ( et de Josy ), ce qui avait décidé Juliette à prendre les choses en main. Au moins pendant le temps nécessaire à la guérison de son grand frère.
Ensuite, on aviserait. Ainsi parlait Juliette, souvent de façon volubile, contrairement à son mari qui était aussi économe de ses mots que sa femme l’était de ses deniers.
L’emploi d’Antonio était donc, en tous points, une bénédiction d’autant plus qu’il avait le mérite de l’éloigner durablement des terrains de rugby où il recevait, aux yeux de Juliette, plus de mauvais coups que de gloire ou de pécunes.
Cet aspect de la situation revêtait une importance particulière, la rendant prête à toutes les ruses et les chatteries imaginables pour empêcher son homme de subir les avanies d’un sport qu’elle méprisait pour sa flagrante brutalité.
En cela, Juliette différait de la plupart des épouses du cru dont les dimanches étaient souvent rythmés par les aléas de la conquête du Bouclier de Brennus.
Pour l’heure, c’était aux impondérables de la vie de cafetier que les deux beaux-frères se voyaient une fois de plus confrontés.
_ Gonzalve, sois brave, descend de là tu veux ?
Féfé ne changea pas de tonalité pour mettre en garde son client le plus redoutable.
_ Allez ! Tu vas te faire mal …Sois brave je te dis ! J’ai pas envie que tu finisses aux urgences …
Gonzalve fit mine de ne rien entendre et s’obstina à escalader l’un des tabourets du bar dans l’intention évidente de s’y percher afin de haranguer la clientèle dont le café était bondé en cette heure apéritive.
Toujours aussi flegmatique, Féfé haussa la voix pour couvrir le brouhaha ambiant.
_ Gonzalve, ne m’oblige pas. Arrête un peu de faire le mariolle, tu pourras même pas rentrer chez toi si tu continues à ce train de polonais !
Restant délibérément sourd aux injonctions du patron, Gonzalve commençait un discours fumeux dont seuls les habitués pouvaient saisir le sens, si seulement il y en avait un.
_ Je suis et resterai l’éternel dreyfusard. Vive Jaurès ! A mort tous les Resseguins de la Terre !
L’ex-cégétiste avait conservé les manières du temps où, délégué syndical respecté, il embrasait des auditoires souvent acquis d’avance, juché sur un bidon ou sur un simple escabeau. Lorsque sa dose d’alcoolémie le désinhibait complètement, il retrouvait ses habitudes de meneur et pouvait provoquer, en s’excitant tout seul, des situations proches de l’émeute ou de la bataille rangée.
Féfé envoya un clin d’œil à l’adresse d’Antonio, son beau-frère, et d’un commun accord, ils se dirigèrent droit vers le taban avec la claire intention de le calmer.
Ce que voyant, Gonzalve tenta une folle manœuvre qui consistait à s’élancer d’un bond, depuis le tabouret où il s’était hissé, jusqu’à la table voisine dont les occupants furent pour le moins surpris.
Comme Féfé le craignait, cette pitrerie absurde se termina mal.
Perdant l’équilibre lors de sa prise d’élan, Gonzalve ne contrôla pas la phase suivante comme il l’aurait espéré. Son pied droit glissa en prenant appui sur la table, ce qui eut pour effet d’envoyer valser l’ensemble des consommations qui s’y trouvaient. La surface étant rendue encore plus glissante par tous ces liquides, la clientèle ébahie pût alors observer, comme au ralenti, la descente en grand écart de l’infernal Gonzalve.
Le pied gauche de ce dernier était resté par miracle sur l’assise de tabouret de comptoir tandis que le talon de son pied droit, distant de deux mètres, semblait collé au beau milieu de la table.
Heureusement, avant que ses adducteurs ne lâchent, l’ivrogne, qui poussait des hurlements de douleur, fut rattrapé in extremis sous chaque bras par les imperturbables beaux-frères.
D’un même élan, Gonzalve gigotant entre eux, ils se dirigèrent vers la sortie et le déposèrent sur une chaise dont Antonio s’était muni au passage.
Subitement calmé, l’ex-leader laissa échapper quelques larmes grosses comme des pois tout en implorant le pardon du patron.
Féfé, que la situation mettait mal à l’aise, se détourna pudiquement de son client et c’est en regardant Antonio droit dans les yeux qu’il conseilla :
_ Allez mon collègue, mon beau-frère va te raccompagner chez toi. Il a le fourgon garé devant et de toutes façons, il a fini sa journée. D’accord ?
Pour seule réponse, Gonzalve fit retentir un rôt puissant et reprit le cours de ses pleurs.
_ Cà, affirma Antonio, ça veut dire oui en langage pébron ! Laisse Féfé, c’est bon, on va faire comme on a dit … Je m’en occupe.
Sans commentaire, le patron regagna son poste en s’essuyant le front et en poussant de grands soupirs.
Ses devoirs de cafetier le réclamaient.

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Les nanas du Parodi

Catégorie: Collisions — mis en ligne par carlotta @ 2:25 pm

Elle m’avait donné rendez-vous rue Parodi (station Château Landon) et m’attendait rue de Paradis à Château d’eau.

Cha

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Méca flu

Catégorie: Chroniques intimes — mis en ligne par carlotta @ 2:25 pm

Comme fait le lait quand il déborde : Les narines s’écartent et yeux ont chaud, soudain. Et puis c’est bord de mer, autrement dit ça monte, c’est salé et ça pique ; ça s’arrête sur le bord ; puis ça dévale, ça chatouille. Et tout à coup on réalise que quand même il faut respirer et on relâche cette soupape qu’on n’utilise sinon qu’à la piscine. On pleure, quoi.

Cha

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Internet a tuer ma fille - 14h20 :

Catégorie: Uncategorized — mis en ligne par carlotta @ 2:24 pm

Elle change de chaussures, enfile des bottes de caoutchouc achetées la veille, puis elle descend et ferme la porte. Moi je l’attends sous la pluie, mon sac sur le dos, mes mains dans les poches, à grelotter.
Elle passe devant, et marche sur le milieu du chemin, sur sa crête d’herbes humides, en évitant les travées glissantes. On y voit de vieilles traces de pneus, mais je ne suis pas pisteur et n’arrive pas à les déchiffrer. 4X4 ? Peut-être.
Ce que je sais :
Quelque chose ne se passe pas comme prévu, et nous pouvons feindre l’ignorer, à marcher comme cela, dans ce bois glauque, déterminés et sans un mot ; je suis certain que cette idée ne quitte pas la tête de Marion, tout comme elle ne quitte pas la mienne.

Au bout de dix minutes de marche l’horizon s’éclaire, et le bout de la forêt se dessine dans la lumière d’un champ de trèfles. Le chemin meurt dans sa boue.
Sur la gauche, une vieille bicoque délabrée aux fenêtres aveugles tourne le dos à la forêt.
“ C’est ici. ” Toujours aucun véhicule. Nous faisons le tour de la maison par la droite, on voit un grand jardin au muret à moitié enfoncé, une cour aux arbustes déments, et un étage aux fenêtres condamnées.
Dans le grillage naturel entourant le jardin une trouée à taille humaine est visible.
“ Allons-y ”
Elle passe encore devant, sa main gauche à hauteur du visage pour éviter les branches, et la droite dans sa poche, refermée sur ce que j’espère être un pistolet.

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~La science-fiction : Métal Hurlant et autres Humanoïdes associés~

Catégorie: Promenade bavarde — mis en ligne par carlotta @ 2:15 pm

Une BD « française », entre roman graphique et science fiction (Etagère principale, 2ème étage en partant du haut, 69 livres)

• Région étrangère (Beb Deum, Jean-Pierre Dionnet) décembre 1989 Les humanoïdes associés
• The long tomorrow (Moebius) septembre 1989 Les humanoïdes associés
• MAJOR FATAL
1. Le garage hermétique (Moebius) juin 1989 Les humanoïdes associés
2. L’homme du Ciguri (Moebius) novembre 1995 Les humanoïdes associés
• Venise Céleste (Moebius) septembre 1984 éditions aedena
• LE MONDE D’EDENA
1. Sur l’étoile (Moebius) septembre 1990 CASTERMAN
2. Les jardins d’Edena (Moebius) septembre 1988 CASTERMAN
3. La déesse (Moebius) septembre 1990 CASTERMAN
4. Stel (Moebius) 1994 CASTERMAN
5. Sra (Moebius) 2001 CASTERMAN
• Surfeur d’Argent (Moebius, Stan Lee) janvier 1990 CASTERMAN
• MIYAZAKI / MOEBIUS 2 artistes dont les dessins prennent vie exposition du 1er décembre 2004 au 13 mars 2005 MONNAIE DE PARIS
• LE CŒUR COURONNE
1. La folle du Sacré Cœur (Moebius, Alexandro Jodorowsky) novembre 1992 Les humanoïdes associés
2. Le piège de l’irrationnel (Moebius, Alexandro Jodorowsky) novembre 1993 Les humanoïdes associés
3. Le fou de la Sorbonne (Moebius, Alexandro Jodorowsky) novembre 1998 Les humanoïdes associés
• Une aventure de John Difool : l’INCAL
1. L’incal noir (Moebius, Alexandro Jodorowsky) octobre 1990 Les humanoïdes associés
2. L’incal lumière (Moebius, Alexandro Jodorowsky) novembre 1990 Les humanoïdes associés
3. Ce qui est en bas (Moebius, Alexandro Jodorowsky) août 1991 Les humanoïdes associés
4. Ce qui est en haut (Moebius, Alexandro Jodorowsky) octobre 1992 Les humanoïdes associés
5. La cinquième essence 1ère partie (Moebius, Alexandro Jodorowsky) novembre 1992 Les humanoïdes associés
6. La cinquième essence 2ème partie (Moebius, Alexandro Jodorowsky) novembre 1992 Les humanoïdes associés
• LA CASTE DES META-BARONS
1. Othon le trisaïeul (Alexandro Jodorowsky, Juan Gimenez) novembre 1992 Les humanoïdes associés
2. Honorata la trisaïeule (Alexandro Jodorowsky, Juan Gimenez) décembre 1993 Les humanoïdes associés
3. Aghnar le bisaïeul (Alexandro Jodorowsky, Juan Gimenez) juillet 1995 Les humanoïdes associés
4. Oda la bisaïeule (Alexandro Jodorowsky, Juan Gimenez) mars 1997 Les humanoïdes associés
5. Tête-d’acier l’aïeul (Alexandro Jodorowsky, Juan Gimenez) octobre 1998 Les humanoïdes associés
6. Dona Vicenta Gabriela de Rokha l’aïeul (Alexandro Jodorowsky, Juan Gimenez) août 1999 Les humanoïdes associés
7. Aghora le père-mère (Alexandro Jodorowsky, Juan Gimenez) décembre 2001 Les humanoïdes associés
8. Sans-nom le dernier Méta-baron (Alexandro Jodorowsky, Juan Gimenez) novembre 2003 Les humanoïdes associés
9. La maison des ancêtres (Alexandro Jodorowsky, Juan Gimenez) occasion janvier 2005 Les humanoïdes associés
• LES TECHNOPERES
1. La pré-école Techno (Alexandro Jodorowsky, Zoran Janjetov, Fred Beltran) avril 1998 Les humanoïdes associés
2. L’école pénitentiaire de Nohope (Alexandro Jodorowsky, Zoran Janjetov, Fred Beltran) octobre 1999 Les humanoïdes associés
3. Planeta games (Alexandro Jodorowsky, Zoran Janjetov, Fred Beltran) octobre 2000 Les humanoïdes associés
4. Halkattraz, l’étoile des bourreaux (Alexandro Jodorowsky, Zoran Janjetov, Fred Beltran) octobre 2002 Les humanoïdes associés
5. La secte des Techno-évêques (Alexandro Jodorowsky, Zoran Janjetov, Fred Beltran) mai 2003 Les humanoïdes associés
6. Les secrets du Techno-vatican (Alexandro Jodorowsky, Zoran Janjetov, Fred Beltran) mars 2004 Les humanoïdes associés
7. Le jeu parfait (Alexandro Jodorowsky, Zoran Janjetov, Fred Beltran) avril 2005 Les humanoïdes associés
• MEGALEX
1. L’anomalie (Alexandro Jodorowsky, Fred Beltran) mai 1999 Les humanoïdes associés
2. L’ange bossu (Alexandro Jodorowsky, Fred Beltran) mars 2002 Les humanoïdes associés

YC27

Comme déjà évoqué, dès le collège, j’ai été un grand lecteur de science-fiction (Dick, Herbert, Silverberg, Klein, Bradburry, pas trop Asimov). Il était donc logique que je me plonge dans la nébuleuse « Métal Hurlant » à partir de ce moment là. Dans le même temps, les classiques présents dans les médiathèques m’avaient fait découvrir MOEBIUS.
Son (ses) style(s) m’ont bien sûr impressionné, mais également sa narration dans « MAJOR FATAL ». Très libre et se faisant au fil des idées (en fait sans construction préalable), celle-ci se construit épisode par épisode avec des styles et des personnages apparaissant au gré de l’humeur du moment de l’auteur, dans un bordel ambiant que l’auteur se garde bien d’expliciter. Bien sûr le récit en résultant n’a ni queue ni tête, on se croirait plongé en plein cœur d’une série dont on a raté un bon paquet d’épisodes ! Mais comme dans « Corto Maltese », cette rêverie éveillée mêlant l’univers de mes romans préférés était une véritable mine d’or. Hélas, la version présente dans ma bibliothèque est celle qui fut colorisée lors de sa réédition ! Peut être que je l’échangerai contre une nouvelle réédition, maintenant dans le N&B originel.
Cette même mouvance se retrouve dans « The long tomorrow », compilation de travaux parus dans le « Métal Hurlant » de la grande époque. Toujours un reflet de ce qu’était « Métal Hurlant » un peu plus tard, « Région étrangère » de BEB DEUM illustre bien la formule détonante (et nécessaire à tout adolescent sain d’esprit) :
 dessins talentueux,
 science fiction exaltée,
 belles filles peu habillées,
 et rock’ n roll (et même funk avec l’émission « Sex Machine ») !

YC28

Autre facette de MOEBIUS, la recherche perpétuelle d’une ligne pure illustrant un monde de rêve. C’est avec Casterman et la série EDENA qu’il en montre la vision la plus aboutie. Son trait se fait ligne claire doucement colorée et ses histoires à la symbolique assumée sont un régal pour les rêveurs éveillés. Un grand travail de design est au coeur de l’album « la déesse ». Hélas, une fois de plus, cette vision se clôturera sur un cul de sac d’où il se sortira par une pirouette un peu légère dans le dernier album chez Casterman.
Dans la recherche de cette vision celui-ci découvrit MIYAZAKI, au Japon. Par cette rencontre, l’hôtel des Monnaies nous gratifia d’une très belle et intéressante exposition dont le catalogue orne la bibliothèque.

YC29

Même si L’incal de MOEBIUS est également paru dans « Métal Hurlant », il en était déjà une vision plus assagie et digérable par le plus grand nombre. Cette veine va ensuite se retrouver perpétuer par la diarrhée scénaristique de JODOROWSKY : Les « méta-barons », les « technopères ».
Les « Métabarons » sautent assez bien le pas de l’après « Métal Hurlant » devenant les Humanoïdes associés. Le très beau dessin de GIMENEZ interprète très bien les délires de JODOROWSKY pour ce qu’ils sont : de belles mythologiques parfois lourdingues, mais toujours riches par l’articulation des récits des grands auteurs de science-fiction.
A l’inverse, les « Technopères » se plongent trop souvent dans la symbolique verbeuse de JODO. Encore un achat nostalgique !
Toujours dans le rayon MOEBIUS + JODOROWSKY, la série mystico-grotesque du « Cœur Couronné » est sans doute une pochade vite faite sur le gaz entre les deux amis. A ne lire que par les initiés pas trop agacés par le délire made in JODO …

YC30

La série « MEGALEX », elle, représente bien ce que les HUMANOIDES ASSOCIES savent faire de mieux aujourd’hui en terme de science fiction : reprendre et faire perdurer la recette « Métal Hurlant ». On y retrouve donc un dessin spectaculaire (BELTRAN et son ordinateur sont bluffant), des filles (tout droit sorties des années Métal !) et un scénario de JODOROWSKY qui se terminera peut être un jour ! Ce n’est qu’une recette, pas beaucoup de nouveauté ici, mais juste un petit plaisir presque rétro.

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Prétexte à la procrastination

Catégorie: Priere d'inserer — mis en ligne par carlotta @ 2:14 pm

Thriller

Alphonse est tueur à gages. Mais c’est aussi un paresseux. Au moment d’exécuter ses contrats il trouve maints prétextes à repousser leur exécution et jusqu’à présent la chance l’a servi : Ses cibles désignées ont été victimes d’accidents, de problèmes de santé ou d’autres tueurs, lui épargnant de passer à l’acte. Cette fois-ci, les choses vont évoluer différemment.

Mo Jet

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"La mort de la littérature : plutôt crever, oui." Pit Bernal

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