September 1, 2008

Papier peint n°49

Catégorie: Journaux et leur éditorial — mis en ligne par carlotta @ 10:49 pm

Ouvrir le numéro 49

Longue période sans vous. Accrochages avec un alter ego peu attentif à mon ego. Détente partielle de ma dure mère, après graves prises de tête. Situations variées, enjeux économiques et sociaux, questions identitaires, tangage et roulage de ma psyché délicate. Adoption de l’adage : « Le manque d’argent et d’expérience mène invariablement à l’échec, qui est le début de toutes choses ». C’est signé d’un monsieur que vous sauriez bien identifier, si vous le vouliez. Tous ces remuements formant terreau dont l’avenir dira s’il est fertile.

Au fait, Eric (Page sportive) est champion du monde 2008 de VTT Downhill.
Ici, on n’est pas peu fiers !

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La Défense selon Gatien

Catégorie: La Défense selon Gatien — mis en ligne par carlotta @ 10:39 pm

Echafaudages


http://24552214552221147136.over-blog.com

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Vis et marteaux

Catégorie: Poésie — mis en ligne par carlotta @ 10:39 pm

vice et vertu
et vice et versa
bataille rangée
à mains nues
personne ne vaincra

Pierre Masci

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230707

Catégorie: Poésie — mis en ligne par carlotta @ 10:38 pm

Les araignées pompent mes cauchemars, insistent, obliquent de toutes leurs pattes.
Les araignées repliées en sachets de thé tournent mon sang en rosée agricole.
Les araignées sont tendues entre les narines myopes d’un anchois qui n’avait rien demandé.
Car il ne peut rien demander.
Ses mains sont des araignées, le chérubin à la commissure de ses yeux n’arrive pas à les démêler.
Mes dents se désagrègent en chapelet de bonbons.

Zo

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Shangaï’s cantique

Catégorie: Poésie — mis en ligne par carlotta @ 10:37 pm

Plus de route, Noé a oublié d’envoyer la colombe.
Là où la neige passe, l’histoire prend la fuite,
seule, dans la brume, une rose d’où la terre illumine, éternelle, ce monde démuni.
Je me presse à petits pas, étonnée de voir dans vos yeux le visage de l’ange.
Une fois devenus babéliques, où s’épanouira la rose ?
Vers l’est, à l’extrême envolée, là où la terre repose.
Noé a oublié d’envoyer la colombe,
seul, l’olivier…

Corinne Haddad

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Les violons pleurent

Catégorie: Poésie — mis en ligne par carlotta @ 10:35 pm

à Mahmoud Darwich

Faut-il revenir, toujours croire en ces ombres palpiter ce qu’on garde ?
La trace enchantée et, sur les routes du pays sillonné
en moi confondus, et le lieu et le temps se détachent.
Aussi limpides des hauteurs que glissant au bord,
les galets sans cesse roulés,
je m’efforce à trouver un passage entre les forcenés de Sion
et l’arche encore mouvante.
Comment pourrais-je ne pas entendre ?
J’ignore ton chant et pourtant frémit en moi l’évasion.
Des portes où je demeure enlacée seule la langue me soutient.
Je cours d’ici vers là, comme la fleur qui se ferme et s’ouvre à la nuit.
Je n’ai plus qu’un désir : sourire à cette rage d’inscription.
Comment pourrais-je ne pas entendre ?

Corinne Haddad

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Fatras délicieux

Catégorie: Aphorismes douteux — mis en ligne par carlotta @ 10:35 pm

Recueil d’aphorismes douteux

En écriture :
On est toujours plus immoral qu’amoral…
Poète, ce n’est pas savoir dire, c’est savoir regarder. Ce n’est pas avoir du flair. Il faut bien manquer d’imagination pour n’être attiré que par le beau.
Mon écriture se croit trouble alors qu’elle n’est que confuse, au mieux, je suis un écrivain de formule, un écrivain de tract, tout juste bon à couvrir les papiers peints numériques.
Conclusion : Ne pas avoir faim bride l’imagination.

Zo

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Change

Catégorie: Chroniques urbaines — mis en ligne par carlotta @ 10:34 pm

Elle avait calé la blanquette sur la banquette et collé le hurleur sur la table. Scotchs tirés. D’une main elle lui levait les deux pieds, tandis que de l’autre elle essuyait le petit derrière d’une lingette tirée du sac, dégageait rassemblait en boule la vieille couche, saisissait ouvrait glissait la propre sous les fesses minuscules qu’elle y déposait doucement en relâchant les chevilles. D’un geste précis, elle écartait les petites jambes, rabattait la couche sur le ventre et, de part et d’autre, positionnait le scotch. « La prochaine fois, allez faire ça dans les toilettes », dit le garçon. Elle lui sourit, cala le bébé apaisé dans son couffin et repartit, rêveuse, sur la blanquette.

Cha

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Le yéti d’Albi - Mardi. 8h10.

Catégorie: Le Yéti d'Albi — mis en ligne par carlotta @ 10:32 pm

Hyppolite venait à peine de mettre en route les ventilateurs, et le vrombissement des moteurs électriques envahissait déjà l’atelier, lorsque le voyant lumineux du téléphone lui arracha un juron. Il garda son casque anti-bruit à cause du vacarme ambiant et rejoignit le bureau où il s’enferma.
C’était Raoul. Hyppolite le titilla d’entrée.
– Ho ! Tu es tombé du lit ou tu peux plus te passer de moi ! Ca va vieille truffe ? Tu l’as bien digéré le champagne de la victoire ? Moi, il m’a fichu un de ces maux de crâne que …
– Ecoute-moi au lieu de déconner, c’est sérieux. Margueritte vient de me joindre. Comment t’expliquer ; c’est la petite, Apolline, elle a des ennuis, des vrais. Hyppolite, il faut qu’on se voie rapidement ! Elle a besoin de nous.
– Qué, besoin de nous ? Qu’est-ce que tu me chantes-là, compère ? Et ta cousine Margueritte, qu’est-ce qu’elle vient faire avec Apolline, c’est quoi ton embroul ?
– Je peux pas au téléphone, pas comme ça … J’arrive, ne bouge pas, je suis là dans dix minutes.
Hyppolite resta perplexe. Il reposa le combiné et, sans remettre ses protections auditives, il retourna dans l’atelier pour couper les machines.
La plume attendrait.
Il alla dans le bureau et commença la préparation d’un café à l’aide de son antique percolateur à l’italienne.
Le liquide fumant était prêt à servir lorsque Papi Raoul fit irruption dans la pièce, l’œil inquiet et la narine reniflante.
– Alors ? Qu’est-ce qui t’arrive Roméo ? ricana Hyppolite.
– Mais tu veux pas arrêter de dire des conneries ? C’est plus fort que toi, même dans les pires moments il faut que tu fasses la bouche … C’est grave je t’ai dit. C’est l’autre fumier de flic, tu sais, celui dont Gonzalve m’avait parlé : Berger ! Tu vois de qui je parle ?
– Aquel saloupaillé ! Si je le vois ? Pardi ! Celui-là c’est le pire. Déjà que je peux pas les voir les perdreaux, alors cette empoutèque, ne m’en parle pas. Il est déjà venu nous casser les bonbons pour des broutilles à l’époque des grèves, quand on avait fait des actions avec les copains de la C.N.T. C’est une vermine ce type. Mais quel rapport avec Apolline ? Elle exerce plus d’après ce que tu m’as raconté, non ?
– C’est pas la question, cette ordure l’a tabassée devant la porte des Faragnan, hier soir, tard. C’est Margueritte qui m’a prévenu à sept heures ce matin. Enfin, prévenu n’est pas exact : elle m’a appelé pour me demander de me renseigner sur ce flic, discrètement, par la bande, mais elle ne savait pas que je fréquentais Apolline, ni même que je la connaissais … Et tu penses bien que j’allais pas m’en vanter. Mais ce que je ne comprends pas bien, c’est pourquoi elle m’a demandé de « les » renseigner, elle et sa copine Léonie Faragnan, sur ce cochon de poulet.
– Le porc et la volaille, ça fait trop pour un seul bonhomme, Raoul ! Ne te fâche pas ! C’est pour te détendre que je dis des couillonnades, tu me connais… Sérieusement, j’y comprends pas grand chose à ton histoire. Assieds-toi, bois un jus et reprends-moi tout ça depuis le début. On va faire comme les bèdis ! Allez, tu vas me raconter ce que tu sais, on va réfléchir et après on agira. T’en fais pas Raoul, on en a vu d’autres, non ?
Papi Raoul acquiesça sans conviction mais s’appliqua néanmoins à détailler les évènements de la nuit passée dans l’ordre et sans rien omettre. Ce fut difficile, mais cela eut pour effet de le calmer, en dépit de sa vive inquiétude et des trois cafés qu’il avala presque coup sur coup. Au fur et à mesure qu’il avançait dans son récit, il eut le sentiment d’y voir un peu plus clair, ce qui ne le rassura pas, bien au contraire.
Ils allaient devoir se serrer les coudes une fois de plus, comme ils l’avaient toujours fait depuis l’époque des cours de récréation et, plus tard, au combat.
Mais cela, c’était une autre histoire.

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En étroite connexion avec le monde

Catégorie: Collisions — mis en ligne par carlotta @ 10:31 pm

Le samedi, conviée à un déménagement, elle entend un jeune homme prononcer : « The Ballad of the sad café ». Le dimanche, elle accompagne des amis chez Shakespeare & Co et le titre qui lui saute aux yeux, au milieu d’un océan de livres, c’est The Ballad of the sad café. Le dimanche soir, elle prépare pour les amis du riz au chocolat. Le lundi, à la télé, on diffuse une recette de riz au chocolat, lui rapporte-t-on. Elle se sent en étroite connexion avec le monde.

Carlotta

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"La mort de la littérature : plutôt crever, oui." Pit Bernal

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