November 3, 2008

Papier peint n°50

Catégorie: Journaux et leur éditorial — mis en ligne par carlotta @ 9:43 am

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L’idée de régularité porte celle de perturbation. Autrement dit, perturbation est fille de régularité. Cette trouvaille de baignoire m’enchante. Je la tourne et la retourne entre mes mains précautionneuses, pour vérifier son existence hors de moi, comprendre ses étais. La trouvaille de baignoire est en soi une perturbation, belle comme une beauté de barrière, découverte swiftienne dans ma pataugeoire Sérendipe d’où émerge, peu après et qui me vient de Roberto Juarroz, « l’idée de partir aide à supporter de rester », rythme proche, ma régularité. On va essayer de s’en tenir à sortir tous des deux mois.

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La Défense selon Gatien

Catégorie: La Défense selon Gatien — mis en ligne par carlotta @ 9:38 am

Chantier

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Arrière-fleur

Catégorie: Poésie — mis en ligne par carlotta @ 9:37 am

J’ai connu autrefois
un oiseau d’arrière-fleur
à l’existence buissonnière
vibrionnant
comme un coup-de-poing-de-rêve
scrutant notre inconscience
des foudres environnantes

J’ai connu autrefois
un oiseau d’arrière-fleur
à la recherche du creux des creux
d’une certaine immobilité
polype au sombre des eaux
à la tristesse multicolore
de chien de bord de route

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Evier noir

Catégorie: Poésie — mis en ligne par carlotta @ 9:37 am

Dans l’évier noir de ma salle de rêve
sommeillent de petits serpents billebarrés
au venin jaune et puissant
sommeillent de petits serpents de nausée
qui retardent, qui retardent
et se tortillent à heure fixe
font des gorges chaudes des nœuds froids
qui retardent, qui retardent
et – à heure fixe – se tortillent
font des clapotis
comme des pendules de province
qui ne comprennent rien aux méduses
lesquelles fleurissent dans les squares d’automne
lesquelles s’envolent sous mes paupières
et crèvent dans le branchage des peupliers
qui ne comprennent rien aux méduses
à leur iridescence
à leur grâce d’odalisque
à leur torpeur de vieille torpille
à leur flegme de baignoire

Dans l’évier noir de ma salle de rêve
où je viens savonner mes angoisses
le dimanche après-midi
entre none et vêpres
sommeillent de petits serpents billebarrés
au venin jaune et puissant
sommeillent de petits serpents de nausée
lesquels aiment lécher l’anus des enfants
et tout ce que la pisse canalise
lesquels font gesticuler leurs mains avec délectation
lesquels font courir leur langue sur l’anus des divans
lesquels s’entourent nonchalamment d’idoles africaines
de manteaux de fumée
de voiles de brume
et dansent le fox-trot dans leur tête
et
ne
comprennent
rien
aux
méduses

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Désirant

Catégorie: Poésie — mis en ligne par carlotta @ 9:36 am

Avec
Sans ce
balancement
mûr
en toi

Avec
Sans ce
frôlement
bris
en toi

Avec
Sans ce
bégaiement
cri
en toi

Je t’ai désirant

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Catégorie: Poésie — mis en ligne par carlotta @ 9:34 am

Je crois que ceux qui ne sont jamais partis ne peuvent pas aimer.
Il y a comme une résurrection sensible de l’autre dans l’abandon éprouvé entre le lieu du séjour et celui où l’on se rend.

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Catégorie: Poésie — mis en ligne par carlotta @ 9:33 am

Il est des nuits
des nuits soucieuses
des nuits éprises du jour
des nuits où plane l’intermédiaire lueur
des nuits où l’obscur désarmé
le temps échappe à toute éternité.

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Vraisemblablement d’ailleurs

Catégorie: Poésie — mis en ligne par carlotta @ 9:33 am

Il y a un âge où l’on disparaît, pas sous les encombrements, les liasses ou les ratures d’une vie en ordre, mais bien sous soi, sous les feuilles qu’on devine enfin, le poids des allées venues des saisons. On s’étire un matin craquant, resplendissant des derniers grains de sable, une paume accrochée à la ramée,

on savoure la métamorphose.

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Humeur du matin

Catégorie: Poésie — mis en ligne par carlotta @ 9:32 am

Humeur du matin
un doux baiser de chagrin
une goutte de tristesse pend au bout de mon nez

C’est septembre
Le soleil se lève péniblement
Il n’ira plus jamais aussi haut qu’hier

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Papillon cherche soleil

Catégorie: Poésie — mis en ligne par carlotta @ 9:31 am

Papillon cherche soleil
s’emmêle dans ses rayons
prend feu, puis peur, bat fort des ailes
pour s’échapper de sa prison

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"La mort de la littérature : plutôt crever, oui." Pit Bernal

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