Papier peint n°51
Ce vieux paradoxe. Être et se voir être. Se voir sans yeux, au moyen de médiations toujours discutables. Agir et questionner l’action. Publier des textes périodiquement., une manière de rythmer la vie, plus, une façon d’être en vie ( et le rythme serait l’expression de la vie même ? La vie serait un phénomène ondulatoire en même temps que corpusculaire ? ). Mais quels textes ? J’ai creusé des mois durant dans la caillasse à la recherche du filon et les mots m’arrivent de l’extérieur. Les textes qui me sont intimes. Ce qualificatif roule et rebondit et ramène le mot pieuvre, un clin d’oeil à Georges Henein faisant un clin d’oeil à Henri Michaux, qu’on retrouvera en se reportant à l’éditiorial du numéro 2 de la revue, daté du 5 avril 2004. Je crois que si cet animal remonte des abysses à ma surface, c’est à cause des méduses, qu’on a pu croiser en parcourant les colonnes du dernier numéro. Ainsi les textes feutrent et forment avec mes jours un textile protecteur. Nouvelle rubrique cette année : un résumé bimestriel de Plus belle la vie.